Édouard Nerval

Aus Theaterlexikon
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*  24.10.1897 Genève, †  20.11.2000 Genève. De son vrai nom Édouard Petrovitch. ∞ Io à Paris Yvonne Desmoulins, comédienne; ∞ IIo1974 à Genève →Denyse Orval, cantatrice.

N. fait ses débuts en 1910, à 13 ans, en jouant les utilités à la →Comédie de Genève dirigée par →Ernest Fournier. Durant la Première Guerre mondiale, il part comme volontaire en Serbie. De retour à Genève, il tient dès l’été 1917 quelques petits rôles à la Comédie et travaille en septembre 1918 au →Casino-Théâtre de Genève. Il se rend ensuite à Paris où il s’installe durant une vingtaine d’années. De retour en Suisse, il entre dans la troupe de la Comédie de Genève en 1945 en interprétant pour →Maurice Jacquelin de petits rôles comme le garçon dans Huis clos de Sartre (1945) ou Rouiller dans La Caverne des grands voleurs d’→Alfred Gehri (6.12.1945). Durant presque trente ans, il travaille essentiellement à la Comédie comme comédien, régisseur général (1946-59), metteur en scène et finalement avec →André Talmès directeur de la scène (1959-70), puis administrateur de la salle (1970-73). Comédien, il tient surtout des figures d’autorité, comiques ou rassurantes, comme Le Roi de Bavière dans Fantasio de Musset dirigé par Maurice Varny (1946), Anselme dans L’Avare de Molière réglé par Varny (1946) ou, pour Jaquelin, le Marquis dans Le Préjugé vaincu de Marivaux (1947), Ariste dans Les Femmes savantes de Molière (1948), l’Altesse dans Anna Karénine d’après Dostoïevski (1949). Après avoir réalisé Vautrin d’après Balzac (1947), il prend en charge la plupart des matinées classiques et met ainsi en scène à de nombreuses reprises Les Plaideurs de Racine où il joue Chicanneau (1949, 1954, 1958), Tartuffe de Molière où il incarne Orgon (1951, 1952), Horace de Corneille où il est le vieil Horace (1955), Le Malade imaginaire de Molière où il reprend le rôle de Diafoirus (1954, 1957). Il travaille aussi à la radio et s’oriente vers la mise en scène lyrique après sa rencontre avec Denyse Orval. Avec →Claude Yvoire à la direction musicale, il monte des opérettes comme La Fille de Madame Angot de Lecocq (1972), La Mascotte d’Audran (1979) et des opéras comme Le Barbier de Séville de Rossini (1970) et Werther de Massenet (1977). Il poursuit cette carrière féconde et stimulante jusqu’au décès de son épouse en 1985.



Auteur: Serge M. Zuber



Source:

Zuber, Serge M.: Édouard Nerval, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1316.

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