Émile Lauber

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*  6.11.1866 Lucerne, † 11.11.1935 Saint-Aubin NE. Frère de →Joseph L., musicien.

L. suit des études musicales à Neuchâtel, puis à Francfort, à Vienne et à Paris. Professeur de musique à l’École normale et à la Faculté de théologie de Neuchâtel, il est membre de la Société des musiciens suisses dès sa fondation à Zurich (30.6.1900) et en devient secrétaire (1919-25), puis président (1925-31). Il publie en 1904 un ABC de la musique, manuel d’enseignement basé sur les principes de la méthode Froebel. Après avoir notamment mis en musique les Chansons rustiques, poèmes de Marguerite Burnat-Provins (1906), il réalise sa première œuvre d’envergure avec la partition de Chalamala, comédie lyrique de Louis Thurler créée à Bulle (3.7.1910) sous forme de grand festival en plein air. Il collabore à nouveau avec Thurler pour "Realpolitik" en 1920 et pour Le Sourcier du Tsaô comédie dramatique créée à Broc en 1922. Chef des fanfares de la 2e division en 1916, il compose l’adaptation musicale de La gloire qui chante, poème dramatique dû à Gonzague de Reynold entrelardé de marches militaires du passé chantées par des chœurs de soldats. Ce spectacle est créé à Lausanne (12.3.1919) et tourné en Suisse (1919-20, 1932-34). À la suite de cette expérience, il publie Les Chansons de la gloire qui chante, puis Les Chansons de la corbeille, ensemble d’anciennes mélodies qu’il recueille et harmonise (1932). Il compose pour chœurs d’hommes la musique de trois pièces d’→Albert Roulier: Pestalozzi créé au Casino-Théâtre d’Yverdon en novembre 1926, Le Retour (1930) et Cachemaille, épisode de la Révolution vaudoise de 1798 (1932). Il écrit de même la musique de divers spectacles en terre neuchâteloise, dont celles pour La Vieille Maison de Jean Clerc créée par la Société littéraire de Peseux (1921/22), La Mob! 1914-1918 d’André Richter portée à la scène par un régiment d’infanterie neuchâtelois sous la direction artistique de →Jean Kiehl (1934) et, avec son frère, celle pour L’Île de la paix (Die Friedens-Insel), festival bilingue en deux parties, à l’occasion de la fête cantonale de chant à Bienne, en 1934. Il collabore aussi à deux réalisations menées par Georges Baroz: le jeu populaire Le Temps des cerises de Gilberte de Rougemont créé à Colombier (29.6.1929) et La Flamme de Jules Baillods pour laquelle sa musique est jouée de façon posthume à Couvet (15.8.1936).



Autrice: Mylène Richard



Source:

Richard, Mylène: Émile Lauber, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1084.