Alain Knapp

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*  21.4.36 Mulhouse (F).

Après avoir suivi les cours de →Blanche Derval à Lausanne, K. débute au →Théâtre du Petit-Chêne de →Marcelle de Kenzac en 1956, en jouant le jeune Curley dans Des souris et des hommes de John Steinbeck et le timide Eugène Marchbanks dans Candida de G. B. Shaw. Il se forme ensuite avec André Voisin au Théâtre-École Marigny à Paris, puis fait partie durant une saison de la troupe de la Comédie de Saint-Étienne dirigée par Jean Dasté (1959/60). De retour en Suisse, il joue dès 1961 au →Théâtre Municipal de Lausanne (TML) sous la direction de →Charles Apothéloz pour lequel il crée en français le rôle d’un des fils de Moebius, dans Les Physiciens de →Friedrich Dürrenmatt (11.12.1962) et celui d’Andri, victime du racisme dans Andorra de →Max Frisch (19.3.1963). Après avoir assisté →Benno Besson lors de la création en français de Sainte Jeanne des abattoirs de →Bertolt Brecht au TML (8.5.1962), il monte ses premiers spectacles avec le Théâtre Universitaire de Lausanne, notamment Les Coréens de Michel Vinaver au TML (1963) et C’est la guerre, Arlequin de Michel Arnaud d’après Goldoni, à l’occasion de la première semaine suisse du théâtre universitaire à Saint-Gall (1965) et Le Rêve d’un émigré, création collective présentée notamment au Festival de Nancy (1967). Aux →Faux-Nez (1963-66), il réalise pour le →Centre Dramatique Romand (CDR) plusieurs pièces du répertoire brechtien comme L’Exception et la Règle et Un jour mémorable pour le savant M. Wu dans la version du Berliner Ensemble (1963), La Noce chez les petits bourgeois (1965) et Les Fusils de la mère Carar (1966). Sous l’égide du CDR, il mène avec →Jacques Gardel un atelier de travail théâtral durant la saison 1966/67 avant de fonder, suite à des dissensions avec Apothéloz, sa propre compagnie, entièrement consacrée à la recherche, le Théâtre-Création (1967-76). Aux créations collectives comme Les Bobacs, joués d’abord à Sainte-Croix (29.1.1969), il fait se succéder plusieurs spectacles d’improvisation ainsi que des créations d’auteurs suisses: Clytemnestre de Pierre-Louis Péclat au Casino de Chavannes-près-Renens (12.10.1970) et Djakarta de Claude Frochaux (printemps 1972). Durant cette période, il cherche à restituer à l’acteur sa part créative à le libérer des contraintes du texte de répertoire et des habitudes de jeu. Il poursuit cette démarche dans ses réflexions pédagogiques et lors de nombreux stages qu’il donne en Suisse et à l’étranger. Il fonde à Paris en 1976 l’Institut pour le développement de la personnalité créatrice et se consacre à l’enseignement. Dès 1983, il dirige durant sept ans l’École supérieure d’art dramatique du Théâtre national de Strasbourg (TNS) avant d’être nommé professeur à l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSAT), à Paris (1990-98). Il publie A.K. Une école de la création théâtrale aux éditions Actes-Sud (1993) qui, sous une forme dialoguée, relate ses expériences de pédagogue. En 1981, il écrit sa première pièce, Dans le jardin sous les tilleuls, créée sur les ondes de France-Culture, puis Rencontres qu’il met en scène au TNS (22.4.1988), suivie d’Un peu plus de lumière (1989). Mandaté par la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin, il rédige et présente en 1998 l’étude qui pose les bases de la Haute école de théâtre de Suisse romande (HÉTSR), ouverte à Lausanne en septembre 2003.



Autrice: Anne-Catherine Sutermeister



Source:

Sutermeister, Anne-Catherine: Alain Knapp, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1003.