André Neury

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*  16.8.1936 Genève.

Formé au →Conservatoire de Genève, dans la classe d’art dramatique de →Greta Prozor, N. fait ses débuts au →Théâtre de Poche, en jeune Officier dans Le Héros et le Soldat de G. B. Shaw, dirigé par →William Jacques (1954). Par la suite, →Fabienne Faby l’engage pour tenir le rôle de l’adolescent Balangoujard dans La Plume de Barillet et Grédy (1957), puis le jeune et frêle Edmond dans Long voyage vers la nuit d’O’Neill (1961). En 1962, il joue aussi dans Bérénice de Racine que monte →Serge Nicoloff et dans Les Chemins de fer de Labiche mis en scène par →Richard Vachoux. De 1957 à 1962 à la →Comédie de Genève, il enchaîne plus de vingt petits rôles, le plus souvent de jeunes amoureux, notamment Silvio dans À quoi rêvent les jeunes filles de Musset réalisé par →Maurice Jacquelin (1958) et Célio dans Les Caprices de Marianne de Musset que présente →André Talmès (1960). Il y retrouve William Jacques, et joue sous sa direction l’heureux Fantin de La Farce des joyeuses commères de Shakespeare adaptée par →René-Louis Piachaud (1959) et le moins chanceux Eli Lieber dans Philippe et Jonas d’Irwin Shaw (1962). À la même époque, au →Théâtre Municipal de Lausanne, il est Louis XIII dans Les Trois Mousquetaires d’après Dumas présentés par →Charles Apothéloz (1959/60, 1964). À la Comédie, il interprète notamment un servile Intendant dans Sainte Jeanne de Shaw que monte Pierre Valde (1963) et l’un des conspirateurs de Mariana Pineda de García Lorca dans une mise en scène de →Jo Excoffier (1964), deux spectacles présentés aussi au Théâtre des Célestins, à Lyon. Il participe à la création d’Éclatant soleil de l’injustice de →Walter Weideli par William Jacques, dans le rôle du journaliste Flynt (27.3.1968) et interprète Jochen, le fils aigri d’un écrivain sur le retour dans Le Météore de →Friedrich Dürrenmatt, créé en français par →Gérard Carrat (18.2.1975). Il joue aussi dans deux Dom Juan de Molière: à la cour de l’Hôtel de Ville de Genève, le fougueux Don Carlos pour →Richard Vachoux (1966) et, sur la scène de la Comédie, le Commandeur pour →André Steiger (1977). Il travaille par ailleurs pour la télévision et la radio, notamment dans la série Énigmes et Aventures. Comme récitant, il participe à la création de Clameurs du monde de François Pantillon (1991). En 2000, à l’→Arsenic de Lausanne, →Jacques Roman le dirige dans la mise en lecture de Joë Bousquet, rue de Verdun de Viviane Théophilidès, où il tient le rôle du vieux poète.



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: André Neury, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1321–1322.