André Schmidt

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*  17.10.1943 Romont FR.

Après un apprentissage de typographe, il suit brièvement les cours de l’→ÉRAD (1964-65). Sous la direction d’→Alain Knapp, il joue le Commissaire de guerre dans C’est la guerre, Arlequin de Michel Arnaud avec le Théâtre Universitaire de Lausanne (1965), puis pour le →CDR - Centre Dramatique Romand, il est le Père de la mariée dans La Noce chez les petits bourgeois de →Bertolt Brecht aux →Faux-Nez (10.11.1965). Dans ce même lieu, il crée en français le rôle de l’Étranger dans Dansen et celui de Lautrichien dans Combien coûte le fer? deux pièces didactiques de Brecht réalisées par Raymond Braun (21.10.1969), puis au →Centre Dramatique de Lausanne (CDL), il est Pietro, le rôle principal de La Cuisine de Wesker que met en scène Charles Apothéloz (1972). Sous la direction d’André Steiger, il y joue aussi le Comte Almaviva dans Beaumarchais an I, ça ira, version iconoclaste de La Mère coupable de Beaumarchais (1971) et Benett le valet dans Travesties de Stoppard au CDL (13.10.1977), ainsi que Will Boniface dans La Ruse des galants de Georges Farquhar à Carouge (1973), Marcellus, l’ami et conseiller dans Hamlet de Shakespeare à la →Comédie de Genève (1974), puis Cléante dans Tartuffe ou l’Imposteur et Vadius dans Les Femmes savantes, deux pièces de Molière présentées conjointement à la Comédie (1981). Au Théâtre de Carouge, il crée pour →François Rochaix le rôle du Libraire dans Baal de Brecht (20.6.1972). À la Comédie, il tient des rôles d’autorité comme le Comte de Camporéal dans Ruy Blas de Victor Hugo réalisé par →Gérard Carrat (1974) ou encore le propriétaire terrien Lopakhine dans La Cerisaie de Tchekhov mise en scène par →William Jacques (1976). Pour Carrat, il y crée en français le rôle du peintre Hugo Nyffenschwander dans Le Météore de →Friedrich Dürrenmatt (18.2.75). Au →Nouveau Théâtre de Poche, il interprète pour →André Faure l’avoué Krogstadt à la violence contenue dans Maison de Poupée d’Ibsen (1975) et le personnage masculin de Vacances de →Michel Viala que met en scène →William Jacques (16.9.976). Après avoir joué pour →Angelo Corti plusieurs rôles au CDL dans Les Amants timides de Goldoni (1979) et dans Les Archanges ne jouent pas au flipper de Dario Fo (1980), il est Tardiveau dans Un Chapeau de Paille d’Italie de Labiche à la Comédie (1981), Diabole dans Le Prix des ânes de Plaute adapté par →Lova Golovtchiner et Patrick Nordmann au CDL (7.12.1982), puis le Dr Lombardi dans Arlequin serviteur de deux maîtres de Goldoni au NTP (1982). Pour Corti, il tient ensuite le rôle de Goulot, l’imposant lutteur de foire, dans Monsieur Bonhomme et les Incendiaires de →Max Frisch au CDL (1987). En 1978/79, il participe aux travaux d’aménagement du →Théâtre Kléber-Méleau et y incarne, sous la direction de →Philippe Mentha, le professeur Koulyguine dans Les Trois Soeurs de Tchékhov (1979), interprète plusieurs rôles dans La Maison d’Os (1981) et joue Camoëns dans Le Jardin aux betteraves (1988), deux pièces de Dubillard. Au →Théâtre Am Sram Gram pour →Philippe Morand, il est le Ministre du Roi nu de Schwartz, spectacle d’ouverture du Théâtre André Chavannes (2.5.1992). Il crée là le rôle de Dédale dans Icare, un rêve de Morand mis en scène par →Dominique Catton (29.9.1992). Il renonce ensuite à la scène et concentre son activité sur la postsynchronisation et la publicité où sa voix chaude de velours est très demandée. Au cinéma, il a joué un militaire dans Quatre d’entre elles de Francis Reusser (1965), le Fils de Charles dans Charles mort ou vif d’Alain Tanner (1968) et le Marié dans Le Jour des Noces de Claude Goretta (1970).



Autrice: Mouna Chercher



Source:

Mouna, Chercher: André Schmidt, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1616.