Armand Abplanalp

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* 25.7.1930 Lausanne VD, † 30.11.2000 Cully VD.

Après avoir travaillé dans la gravure et la photographie, A. est un des comédiens principaux de la compagnie des →Faux-Nez dès l’automne 1949, au côté de →Charles Apothéloz, qui l’engage dans presque tous ses spectacles jusqu’en 1962. Sous sa direction, A. interprète notamment M. de Perleminouze dans Un Mot pour un autre de Jean Tardieu (1953), M. Martin dans La Cantatrice chauve de Ionesco (1954), le Syndic dans La Fête des Vignerons de la Côte de →Franck Jotterand (1955), le Père Ubu dans Ubu roi de Jarry (1956), Grégoire Samsa dans La Métamorphose d’après Kafka (1957), Jean-Daniel de La Grande Guerre du Sondrebond de →Charles Ferdinand Ramuz (1957), Khlestakov dans Le Revizor de Gogol dans la traduction d’→Alfred Gehri (1958), Hamm dans Fin de partie de Beckett (1959), et les rôles-titres dans Don Juan ou l’Amour de la géométrie de →Max Frisch (1960), puis dans Le Brave Soldat Chveik d’après Hasek (1962), qu’il tourne en Suisse et présente à Paris. Mis en scène par Apothéloz, il crée les rôles de Jacques dans Musique de tambour de →Fernand Chavannes au Festival de la Côte à Aubonne (15.7.1956) et au →Théâtre Municipal de Lausanne (TML), celui du condamné Mathias Worf dans Force de loi d’→Henri Debluë (14.5.1959). Il signe le décor de la création en français de Monsieur Bonhomme et les Incendiaires de Frisch aux Faux-Nez (17.9.1959) et dans ce théâtre de poche, il met notamment en scène L’homme qui monte la garde de Gérard Valbert, dont il crée aussi le rôle-titre (9.4.1963). Lors de l’Exposition nationale 64, il interprète Davel dans La Révolution de Davel de Valbert dirigée par →Alain Knapp au TML (13.5.1964) et au →Théâtre de Vidy, Lausanne VD, il joue Hector dans L’Œuf de coq de →Jacques Guhl, dont il signe aussi la mise en scène (29.8.1964). Dès 1962, il s’installe à Paris, et joue notamment dans trois pièces d’Aimé Césaire mises en scène par Jean-Marie Serreau: La Tragédie du Roi Christophe en tournée (1966), Une saison au Congo où il tient à la Biennale de Venise (22.9.1967), puis au Théâtre de l’Est parisien, les rôles du directeur de la prison et d’un banquier et Une tempête créée au Festival d’Hammamet au cours de l’été 1969. Au →Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, Carouge GE, sous la direction de →François Rochaix, il interprète Ernesto Roma dans La Résistible Ascension d’Arturo Ui de →Bertolt Brecht (1976). De retour à Lausanne, il se consacre à la peinture et à la redécouverte de Ramuz. Avec les musiciens du BBFC (→Jean-François Bovard, Daniel Bourquin, →Léon Francioli et Olivier Clerc), il dit seul La Grande Guerre du Sondrebond aux Faux-Nez (1984). Accompagné de Francioli à la contrebasse, il donne Une main, qu’il tourne en Suisse (1987-89). Avec →Philippe Mentha, il joue le Docteur Dorn dans La Mouette de Tchekhov (1983), Edgar dans Un parfum de fleurs de Saunders (1991) et Valère dans Le Médecin malgré lui de Molière au →Théâtre Kléber-Méleau, Renens VD (1991). Au Théâtre national de Strasbourg et à la →Comédie de Genève, Genève GE, il est l’inspecteur mélancolique dans Roberto Zucco de Koltès que monte Jean-Louis Martinelli (1995). Il reprend ensuite ses spectacles de textes de Ramuz, accompagné de Francioli et Bourquin, notamment sous le chapiteau du Théâtre Vidy-Lausanne: Le Cirque en 1994, Conformisme en 1996. Un coffret de trois disques conserve l’enregistrement de ces réalisations. Toujours seul avec ses musiciens, il adapte et interprète Hamlet de Jules Laforgue sous le Chapiteau de Vidy (1998), puis Le Sourire au pied de l’échelle d’Henry Miller à la Passerelle du Théâtre de Vidy (2000).



Autrice: Rita Freda



Source:

Freda, Rita: Armand Abplanalp, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 22–23.

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