Bernard Junod

Aus Theaterlexikon
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*  3.3.1923 Sainte-Croix VD. Prénom officiel Charles.

Formé au →Conservatoire de Lausanne (1950-52), dans la classe de Marcel Merminod avec →Jean-Marc Bory et →Jacqueline Burnand, J. dé­bute en 1953 avec le Centre dramatique romand de →Paul Pasquier et rejoint ensuite →Charles Apothéloz et la compagnie des →Faux-Nez avec laquelle il joue, entre autres, Noël dans la rue de →Géo H. Blanc (18.12.1957) et Y’en a point comme nous de →Jack Rollan (3.5.1958). En 1959, il participe à la dernière revue du →Théâtre Municipal de Lausanne (TML), En avant…Mars! où il rencontre →Alfred Rasser qui l’engage pour être l’officier dans son film HD Läppli (1960). Il tient ensuite avec le →Centre Dramatique Romand (CDR) plus d’une vingtaine de rôles (1960-69), incarnant généralement le témoin ou l’homme du peuple. Dirigé par Apothéloz, il est ainsi notamment au TML le Boucher dans La Visite de la vieille dame (1961) et Oscar Rosier, le missionnaire, dans Les Physiciens (11.12.1962) deux pièces de →Friedrich Dürrenmatt, l’Andorrois dans Andorra de →Max Frisch (19.3.1963); il interprète aussi l’émouvant valet Planchet lorsque sont repris Les Trois Mousque­taires de Dumas (1964). Au CDR, il tient aussi sous la direction de →Pierre Walker le rôle du onzième Juré, sensible et humain, dans Douze hommes en colère de Réginald Rose (1961) et celui du Messager dans Antigone d’Anouilh (1962). Il joue plusieurs ouvriers dans Sainte Jeanne des abattoirs de Brecht que crée en français →Benno Besson (8.5.1962). Pour Paul Pasquier, il est en 1964 le Maître de musique dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière et Nym dans Les Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare, puis en 1965, Sylvestre dans Les Fourberies de Scapin de Molière. Sous la direction de →William Jacques, il a le rôle du policier dans Éclatant soleil de l’injustice de →Walter Weideli à la →Comédie de Genève (25.3.1968) et celui de l’Homme de la rue dans Thomas More, ou l’Homme seul de Robert Bolt au TML (1968). Il joue encore dans 6e étage d’→Alfred Gehri et dans Les Chemins de fers de Labiche dirigé par →Paul-Henri Wild (1966), avant d’être l’un des fondateurs des →Artistes Associés de Lausanne et de participer alors à la plupart des comédies et des vaudevilles qu’ils montent (1969-87). Il est notamment Cassagne dans Monsieur chasse! de Feydeau mis en scène par Paul Pasquier (1977) et Œil de Perdrix dans Du vent dans les branches de sassafras d’Obaldia que réalise →Jean Bruno (1980). En 1990, il interprète durant six mois Le Journal d’Anne Franck au Théâtre du Pilier de Belfort, dirigé par Marcel Guignard et, de 1990 à 2000, il tient à l’occasion des rôles d’hommes âgés, comme le Maréchal Pétain dans La Dernière gare avant le jour de et mis en scène par Pierre Louis, à Pontarlier (1992). Avec →Denis Maillefer, il est le Vieux monsieur qui découvre l’aventure dans Roberto Zucco de Koltès à l’→Arsenic (1995). Pour →Yves Burnier, il interprète le Berger dans Œdipe roi de Sophocle à la →Grange de Dorigny (1997). →Robert Bouvier, puis →Roberto Salomon le distribuent dans les rôles d’aïeul de famille dans Peepshow dans les Alpes de →Markus Köbeli au →Nouveau Théâtre de Poche (1997) et dans Family Business d’Alan Ayckbourn au →Théâtre du Grütli (2000). Durant toute sa carrière, il travaille au Radio-théâtre comme régisseur et bruiteur, puis comme comédien; il y interprète notamment le Régent du Quart d’heure vaudois de →Samuel Chevallier (1961-69).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Bernard Junod, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 948–949, voir figure p. 949.