Carlo Brandt

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*  16.12.1954 Genève.

Après avoir fréquenté l’→ÉSAD (1974-76), B. joue notamment dans Les Nègres de Genet, que réalise →Michel Barras à la Maison de quartier de la Jonction (1978). Il rencontre →Claude Stratz, qui l’engage pour être le Bonimenteur dans Woyzeck, fragment de Büchner au →Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, Carouge GE (1978) puis, à la →Comédie de Genève, Genève GE, le comte Hohenzollern dans Le Prince de Hombourg de Kleist (1980), le Chevalier dans Le Legs et Maître Blaise dans L’Épreuve, de Marivaux (1985). Il est souvent distribué dans des rôles sombres, proches de la folie, flirtant avec la mort, comme celui de Jan dans Le Malentendu de Camus mis en scène par →Gisèle Sallin au →Nouveau Théâtre de Poche, Genève GE (1979) et, à la Comédie, Eylert Lövborg dans Hedda Gabler d’Ibsen que dirige →Catherine Eger (1981), ou Admète dans Alceste d’Euripide réalisé par →Michel Kullmann (1984). Il est aussi remarqué dans le registre comique, notamment lorsqu’il joue le valet Clarin dans La vie est un songe de Calderón dirigé par →Hervé Loichemol au Théâtre de Carouge (1979); il peut, lorsque →Benno Besson devient directeur de la Comédie, mettre en valeur ce potentiel, avec les rôles du roi Tartaglia dans L’Oiseau vert de Gozzi (1982-86), Paul Duvernier, faux timide dans Le Sexe faible de Flaubert (20.3.1984), Henri, fourbe et cynique secrétaire dans Le Dragon d’Evguéni Schwartz (1985), Bébert, faux étudiant en médecine et vrai guérillero urbain dans Lapin Lapin de Coline Serreau créé au Théâtre de la Ville à Paris (14.1.1986) et enfin avec Sganarelle dans Don Juan ou le Festin de pierre de Molière (1987). Sous la direction de →Matthias Langhoff, il joue le Soldat dans La Mission de Heiner Müller et le philosophe Grasset dans Au perroquet vert de Schnitzler, au Festival d’Avignon et au →Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne VD (1989). Il participe ensuite à tout le cycle des pièces d’Edward Bond créées en français par Alain Françon. Il joue ainsi notamment Bartley dans La Compagnie des hommes au Théâtre de la Ville, à Paris (29.9.1992) puis dans la trilogie Pièces de guerre, il interprète deux personnages issus d’une apocalypse, le Monstre à la peau carbonisée dans Rouge noir et ignorant à Annecy (12.4.1994) et Pemberton dans Grande paix au Festival d’Avignon (15.7.1994). Ensuite, au Théâtre national de la Colline, il est le sergent Grégory dans Café (1999) et dans Le Crime du XXIe siècle (2000). Il tient aussi le rôle-titre dans Édouard II de Marlowe présenté par Françon dans la Cour d’honneur du Palais des papes au Festival d’Avignon (1996) et participe à la création de King de Michel Vinaver à la Colline (11.3.1999). En 1997 au →Théâtre Saint-Gervais, Genève GE, il joue Check-up, qu’il monte à partir de textes inédits d’Edward Bond. Pour ce spectacle et son interprétation dans la nouvelle mise en scène de La Compagnie des hommes que Françon propose la même année, il reçoit le prix du meilleur acteur de la saison 1997/98 décerné par la critique théâtrale française. Au cinéma, il tourne avec Jacques Rouffio dans État de grâce (1986) et L’Orchestre rouge (1989), et avec Jacques Davila dans Campagne de Ciceron (1989). En 1991, il joue dans L’Affût de Yannick Bellon, dans Juste avant l’orage de Bruno Herbulot et dans Indochine de Régis Wargnier. Il participe aussi pour Roger Planchon à Louis, enfant-roi (1993), pour Patrice Leconte à Ridicule (1995) et pour Olivier Dahan à Déjà mort (1998).



Autrice: Françoise Dubor



Source:

Dubor, Françoise: Carlo Brandt, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 260–261.