Charlie Gerval

Aus Theaterlexikon
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*  5.4.1892 Vevey VD, † 8.9.1987 Genève. De son vrai nom Charles Émile Louis Pastore.

G. joue d’abord à Lausanne, au Théâtre Bel-Air, puis à Paris, et avec les tournées Baret. Il est engagé pour une saison à la →Comédie de Genève par →Ernest Fournier (1916/17), tout en restant principalement établi à Paris, jusqu’à la fin des années vingt. Dans les années trente, il joue tantôt à Genève à la Comédie, tantôt au →Casino-Théâtre, croisant fréquemment la route d’→Alfred Penay, avec lequel il décide d’écrire pour la radio, l’histoire de deux amoureux, mûrs mais inexpérimentés, l’une Genevoise, l’autre Vaudois: ces aventures sont diffusées en dix épisodes d’octobre 1936 à février 1937 par Radio-Genève, suscitant d’emblée un grand intérêt. À la demande d’→Alfred Fradel, directeur du Casino-Théâtre, ils adaptent pour la scène Le Nouveau Roman de Paul et Virginie (Lausanne, Foetisch, 1937) en deux actes et seize tableaux (1.10.1937). Sur les ondes comme au théâtre, G. tient le rôle de Paul, le Vaudois, et Penay celui de son ami Jean. L’accueil public incite Fradel à reprendre la pièce plusieurs fois et les deux auteurs à lui donner une suite, Ménage d’automne (Genève, Meyer, Le Mois théâtral no  54, 1939), proposée à nouveau en version radiophonique pour Radio-Genève (15.1.-9.4.1939) et en version théâtrale pour le Casino (12.4.1939). Ils donnent encore Quatre parmi les autres évoquant la vie sous l’uniforme de Suisses de tous horizons (Genève, Meyer, Le Mois théâtral no  73, 1941), à la même radio (28.1.-6.4.1940), puis au même théâtre (24.4.1940); G. y tient le rôle de François et Penay celui de Werner. Dans la même veine, ils fournissent aussi à ce lieu Les Sources vives (23.4.1941), Les Diables dans le clocher, quinze tableaux de vie valaisanne (29.12.1942), Les Horizons bleus (17.11.1944) et publient L’Amour casqué, sketch-opérette (Genève, Meyer, Le Mois théâtral no  80, 1941). Leur Défense de rêver est créée par →Jean Hort en tournée romande (18.11.1945). Il s’agit à chaque fois de comédies où l’étude des caractères suisses romands est fine, enveloppée d’un dialogue bonhomme, aux naïvetés pleines de saveur qui vont droit au cœur des auditeurs. G. continue de jouer durant toutes les années quarante et cinquante au Casino-Théâtre et se retire ensuite.



Auteur: Joël Aguet



Source:

Aguet, Joël: Charlie Gerval, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 701–702.

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