Christine Vouilloz

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* 3.6.1967 Vernayaz VS. Sœur d’→Anne V. et de →Roland V.

Diplômée en 1990 de l’École supérieure d’art dramatique du Théâtre national de Strasbourg, V. participe avec sa classe à Mélite de Corneille que dirige Jacques Lassalle au Théâtre de l’Athénée à Paris, puis au spectacle musical La Baraque foraine de et mené par le compositeur Georges Aperghis au Festival Musica à Strasbourg (1991). Au →Théâtre Vidy-Lausanne, →Luc Bondy lui donne le rôle de la jeune et frêle Frida Foldal dans John Gabriel Borkman d’Ibsen (1993), puis celui de la cousine Adèle dans Jouer avec le feu de Strindberg (1996). À Vidy et en tournée, elle est ensuite Olga la gracile fiancée d’Oblomov de Gontcharov mis en scène par Dominique Pitoiset (1994/95). Giorgio Barberio Corsetti l’engage au Théâtre national de Bretagne pour jouer dans Le Château de Kafka (1996) et elle interprète ensuite Angela, la seule femme à dire la vérité dans Le Roi-Cerf de Carlo Gozzi réalisé par →Benno Besson au CADO d’Orléans et à la →Comédie de Genève (1997-98). À Vidy, elle crée le rôle de Catherine dans Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce que présente →Joël Jouanneau (1.10.1999). Elle participe aussi à quelques productions de la compagnie fondée par sa sœur et →Joseph Voeffray, dont Les Pensées capricieuses, montage de textes de l’Arétin sous l’arche Est du Pont Bessières, dans le cadre du →Festival de la Cité 1996, et de l’autre côté de ce pont Lovay comme un serpent, voyage dans l’univers de Jean-Marc Lovay adapté par Jérôme Meizoz (1999). Là, elle tient aussi pour eux plusieurs rôles dont ceux d’Emma dans Légendes de la forêt viennoise d’Horváth (2000) et de l’Aveugle dans Barbe-Bleue, espoir des femmes de Dea Loher (2001). Au Théâtre de Carouge, elle est l’espiègle jeune Ernest, la bavarde Hôtesse et la très décidée Julie dans trois pièces de →Rodolphe Töpffer réunies sous le titre Les Qui pro quo que monte →François Rochaix (2004). Au →Nouveau Théâtre de Poche à Genève sous la direction de →Françoise Courvoisier, elle est la lumineuse Beatie dans Racines d’Arnold Wesker (2004). Au cinéma, elle tourne dans Les Filles du Rhin d’Alain Philippon (1990), Le Petit prince a dit de Christine Pascal (1991), Grand bonheur (1992) puis On appelle ça…le printemps (1999) d’Hervé Le Roux, et Secret défense de Jacques Rivette (1997). En 2001, elle reçoit le prix d’encouragement culturel de l’État du Valais.



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Christine Vouilloz, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2029–2030, voir figure p. 2029.