Claude Abran

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* 8.7.1904 Genève, † 3.1.1984 Genève. De son vrai nom Rose Regina Renée Abramowicz.

Élève de diction de Mme Chantre, au →Conservatoire de Genève (1922-24), A. chante dans plusieurs opérettes au →Grand Théâtre de Genève, Genève GE, notamment Mme Malicorne dans Les Saltimbanques de Louis Ganne (1934/35), la Princesse dans Princesse Czárdás d’Emmerich Kálmán (1936-37), la Supérieure dans Les Mousquetaires au couvent de Louis Varney (1937), Nichotte dans Les 28 jours de Clairette de Victor Roger (1939), Mme Pingret dans Ciboulette de Reynaldo Hahn (1939). Durant la guerre, elle y joue encore Mme Muhl dans Chanson d’amour d’Henri Berté (1943) et Delphine dans La Chaste Suzanne de Jean Gilbert (1944). En 1935, →Albert Fradel lui fait tenir au →Casino-Théâtre, Le Locle NE quelques petits rôles d’autorité, dont celui de Mme Noyeux dans L’Aventure de Max Maurey. En 1936, elle entre à la →Comédie de Genève, Genève GE avec le rôle chanté de la Ministresse de l’Éducation nationale dans l’opérette d’André Mauprey et Amy Châtelain Le Prince de Montmartre que met en scène Jean Badès; elle y joue à plusieurs reprises sous la direction d’Henri Giquel interprétant notamment Mme Parpalaid dans Knock ou le Triomphe de la médecine de Jules Romains (1937) et Madeleine Jolivet, fière épouse délaissée, dans L’Homme de joie, badinage boulevardier de Paul Géraldy (1938). Engagée à la Comédie, d’abord comme artiste de complément (1938/39), elle fait ensuite partie de la troupe de →Maurice Jacquelin jusqu’à sa dissolution en 1947/48, puis y poursuit l’essentiel de sa carrière jusqu’en 1967. Elle excelle dans le registre de la comédie, le plus souvent dans des rôles secondaires de femmes d’expérience, comme la propriétaire dans Le Rendez-vous de Senlis (1941) ou la dame du vestiaire, dans Léocadia (1942), deux pièces de Jean Anouilh. Elle est particulièrement remarquée à la création de Rouge à lèvres de Pierre Vallette, où elle campe la rude et attachante concierge, Mme Truffe (13.3.1942). Elle crée aussi la belle-mère, dans La Noce à Thomas d’Henri Tanner (1.3.1945), et la Concierge dans Un monde meilleur de Marcel Rosset (8.11.1945). Dans le répertoire classique, on retient notamment son interprétation de la cuisinière Martine dans Les Femmes savantes de Molière, rôle qu’elle tient pendant plus de dix ans sous la direction de Jacquelin (1945, 1948, 1951, 1953 et 1956), de Dame Claude dans L’Avare de Molière, qu’elle joue d’abord pour Jacquelin (1940), puis Maurice Varny (1946/47), Georges Chamarat (1950) et →Édouard Nerval (1955 et 1959). Sur la scène de la Comédie avec la Compagnie des cinq, elle incarne aussi Paulina dans La Mouette de Tchekhov que met en scène François Verdysse (1947), et pour →Jean Hort l’étrange Mme Pace dans Six personnages en quête d’auteur de Pirandello (1959). En duo avec Pauline Carton, elle interprète l’une des sœurs Brewster dans Arsenic et vieilles dentelles de Joseph Kesselring mis en scène par Marcel Vidal (1963) et, sous la direction d’→André Talmès, l’une des vieilles filles de L’Heure éblouissante d’Anna Bonacci (1967), pièce qu’elle avait d’ailleurs contribué à créer en français en tenant le rôle de la domestique Bute, au côté de →Guy Tréjan et d’→Isabelle Villars (22.12.1949). En parallèle avec cette activité dramatique, elle assure aussi l’administration des Artistes Professionnels, jouant les nounous et les grands-mères dans leur revue estivale annuelle, spectacles montés sous la direction d’→Alfred Penay puis de →Claude Fradel au →Carénage de Port-Gitana, Bellevue GE d’abord (1950-68), et ensuite au Casino-Théâtre de Genève (1969-73). Elle a notamment tenu à la radio le rôle de Marie, gouvernante de Durtal, dans les Aventures de Roland Durtal de la série Énigmes et Aventures.



Auteur: Joël Aguet



Source:

Aguet, Joël: Claude Abran, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 24.

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