Claude Yersin

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* 28.3.1940 Lausanne VD.

Formé à Paris par Pierre Valde et Jacques Lecoq (1960-62), Y. entre comme comédien à la Comédie de Saint-Étienne dirigée par Jean Dasté (1962-67). Au Centre théâtral de Franche-Comté, il met en scène La Foi, l’espérance, la charité d’Horváth (1971), Le Brave Soldat Schveik de Milan Kepel d’après Hasek (1972) et Le Journal d’une infirmière d’Armand Gatti (1973). À la Comédie de Caen, il est assistant de Michel Dubois pour Titus Andronicus de Shakespeare et pour la création française de Martin Luther et Thomas Münzer de →Dieter Forte en janvier 1973, puis il devient comédien et metteur en scène permanent de ce théâtre, attaché à la direction artistique (1973-85). Il y crée en français deux pièces de Franz Xaver Kroetz, Concert à la carte et Haute-Autriche (1973); la traduction de la seconde paraît à L’Arche (1976), comme celles des trois textes d’Herbert Achternbusch Susn, Ella qu’il crée en français à Caen (6.5.1980) et Gust qu’il y crée (10.4.1984). À Caen, il réalise aussi La Demande d’emploi de Michel Vinaver (1975). Après avoir présenté la première pièce de Daniel Besnehard, Les Mères grises, au Festival d’Avignon 1978, il poursuit sa collaboration avec cet auteur qui devient le dramaturge du théâtre, et crée à Caen L’Étang gris (février 1982), Neige et sables (4.3.1986). Nommé directeur du Nouveau Théâtre d’Angers - Centre dramatique régional (1986), il poursuit la politique de création de textes contemporains, et en particulier ceux de Besnehard, devenu secrétaire général et dramaturge à Angers : Arromanches (2.6.1986), Mala Strana (novembre 1988), L’Ourse blanche (4.12.1990), L’Enfant d’Obock (8.3.1994) ou Hudson river, un désir d’exil (4.3.1999). Il met aussi en scène Les P’tits Loups d’Ellar Wise (1991), Harriet de Jean-Pierre Sarrazac (19.1.1993) ou Teltow Kanal d’Ivane Daoudi (23.7.1995). Il y joue aussi, notamment dans Félix de →Robert Walser traduit par →Gilbert Musy, mis en scène par Claude Aufaure (1996). Il est nommé au Comité supérieur du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris (1989). Le Syndicat professionnel de la critique drama­tique et musicale lui décerne le prix de la meilleure création d’une pièce française pour Arromanches (1986) et deux fois le prix Georges Lerminier du meilleur spectacle théâtral créé en province, pour Usinage de Daniel Lemahieu (1984) et Le Courage de ma mère de George Tabori (2000).



Autrice: Christine Klaus



Source:

Klaus, Christine: Claude Yersin, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2130–2131.

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