Erika Denzler

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*  10.8.1935 Genève.

Après avoir pris des cours avec →Germaine Tournier à Genève, D. suit à Paris le cours Simon et celui de Pierre Valde au Théâtre des Noctambules (1955-56). En été 1957, elle paraît dans deux pièces de García Lorca mises en scène au Théâtre de Lutèce par Bernard Jenny, tourne pour la télévision et tient le rôle d’Edwig dans Thérèse Étienne, film de Denys de la Patelière. Elle a encore plusieurs petits rôles au cinéma (1959-60), puis rentre en Suisse en 1960 où elle est la secrétaire de police dans Le Clandestin de →Paul Lambert réalisé par Jean-Jacques Lagrange pour la Télévision Suisse Romande (TSR). Pour la TSR, elle joue une demi-douzaine de personnages en 1961 et 1962, à commencer par Clarisse dans La Grande Rage de Philippe Hotz de →Max Frisch que réalise Claude Goretta. À Lausanne, elle est dans Le Brave Soldat Chveik de Hasek qu’adapte et met en scène →Charles Apothéloz aux →Faux-Nez (19.6.1962), où →Armand Abplanalp lui donne aussi le rôle de Sophie dans sa pièce L’Éternité pour Sophie (29.1.1963), puis celui de la complaisante et superbe Varvara dans L’homme qui monte la garde de →Gérard Valbert (9.4.1963). Durant l’Exposition nationale de 1964, elle incarne Lucrèce Boschetti dans La Révolution de Davel de Valbert que réalise →Alain Knapp (13.5.1964), Stella, la jeune première de L’Œuf de coq de →Jacques Guhl mis en scène par Abplanalp (29.8.1964) et la belle Déjanire dans Hercule et les écuries d’Augias de →Friedrich Dürrenmatt monté par Apothéloz (29.10.1964). Après deux ans à Paris où elle tourne notamment dans Playtime de Jacques Tati, elle collabore à nouveau régulièrement avec la TSR et joue, entre autres, Louise, la très sensuelle femme de chambre et amante du père dans Huit femmes de Robert Thomas. Au →Centre Dramatique Romand, elle est ensuite Athéna dans Sacré Ulysse d’→Émile Gardaz mis en scène par Charles Apothéloz (1967), puis Lisette dans Turcaret de Lesage monté par Alain Knapp (1968). À Genève, au →Nouveau Théâtre de Poche (NTP) pour →Gérard Carrat, elle est Eulalie dans Le Cosmonaute agricole d’Obaldia (1969) et avec le →Théâtre de l’Atelier, elle crée le rôle de la Reine d’Espagne dans Le Soleil foulé par les chevaux de Jorge Enrique Adoum mis en scène par →François Rochaix au Parc des Bastions (14.7.1970). Sous la conduite de →Martine Paschoud, elle interprète au →Centre Dramatique de Lausanne plusieurs mères au long passé, comme Kathleen dans Home de David Storey (8.2.1972), la Reine Marguerite dans Yvonne, princesse de Bourgogne (1976) ou Mme Warren dans La Profession de Mme Warren de G. B. Shaw (1977) et crée au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève le rôle d’Erika dans Jeu de sable de →Michel Viala (27.12.1974). Après Philaminte dans Les Femmes savantes de Molière que met en scène →Leyla Aubert à la →Comédie de Genève, Genève GE (1975), elle incarne plusieurs personnages de mères séductrices dont celle de L’Île des chèvres d’Ugo Betti que réalise →André Faure au NTP (1978). Elle est aussi Maria Vassilievna dans L’Esprit des bois de Tchekhov mis en scène par Jean-Louis Martinelli à la Comédie (1986). Dès 1990, elle travaille souvent avec →Jean-Gabriel Chobaz, tenant notamment pour lui à l’→Octogone de Pully le rôle de Sarah Bernhardt dans Sarah et le cri de la langouste de John Murrel (1991) et crée Sissi, l’Impératrice solitaire de Cent pas et la passerelle d’→Eugène (20.4.1996). Au →Théâtre Kléber-Méleau, Renens VD pour →Philippe Mentha, elle joue Anna Zabel dans La Comédie des femmes de Heiner Müller (1993), puis la veuve Siora Pasqua Polegana dans Le Campiello de Goldoni (2000).



Autrice: Christine Klaus



Source:

Klaus, Christine: Erika Denzler, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 451–452.