François Silvant

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*  15.10.1949 Lausanne VD.

Après un bref passage à l’→ÉRAD à Lausanne, S. joue Lucky dans En attendant Godot de Beckett mis en scène par Domingos Semedo au →Théâtre Les Trois Coups à Lausanne (1971). Avec les →Artistes Associés de Lausanne (AAL), il tient sous la direction de →Paul Pasquier des rôles de jeunes élégants comme Clitandre dans George Dandin de Molière (1972), Jean-François Louy dans La Soupière de Robert Lamoureux (1975) et Moricet dans Monsieur chasse! de Feydeau (1977). Il est l’intrigant Gérard d’Estavayer dans Le Chevalier de Grandson d’Henri-Charles Tauxe créé au →Théâtre du Jorat dans une mise en scène de →Gérard Carrat (3.6.1978). Dans le cadre des coproductions des AAL avec le →Centre Dramatique de Lausanne (CDL), il interprète Valère dans L’Avare de Molière monté par →André Steiger (1978) et Jack Worthing dans Il est important d’être aimé de Wilde que réalise →Pierre Bauer (1979). Au CDL pour →Angelo Corti, il joue dans Les Amants timides de Goldoni (1979), Les Archanges ne jouent pas au flipper de Dario Fo (1980) et Un chapeau de paille d’Italie de Labiche (1980). Il travaille au →Théâtre Boulimie à Lausanne dans Le Tourniquet de Victor Lanoux et Dieu de Woody Allen en 1978, puis il est le Père dans Les Bâtisseurs d’empire de Boris Vian en 1980, spectacles menés par →Martine Jeanneret et →Lova Golovtchiner. En 1983, il monte son premier one man show, J’veux plus de crème dans les mille-feuilles, qui obtient le prix de la Tasse d’or au 5e Festival international de café-théâtre à Cannes en 1984, suivi d’Un Suisse peut en cacher un autre en 1986, prix spécial du jury au 2e Festival international des rencontres francophones d’Évry. Il joue Charlie dans Les Fantômes de Manaos, texte qu’il écrit et met en scène à la biennale de la création artistique à l’→Octogone de Pully en 1987 et reprend au →Théâtre Kléber-Méleau, où il joue par ailleurs Milton dans Le Jardin aux betteraves de Roland Dubillard réalisé par →Philippe Mentha (1988). Présenté au →Théâtre de l’Échandole d’Yverdon-les-Bains en 1988, F. S. et ses dames, qui développe le personnage de Madame Pahud, obtient le prix spécial du jury pour la performance d’acteur lors du 10e Festival international de café-théâtre de Cannes et le prix jeunes créateurs de la Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistiques en 1989. Il propose ensuite La Vie amoureuse de Trudi Tell pour le 700e anniversaire de la Confédération Suisse en 1991, Dix ans de solitude, ou Mes adieux aux mille-feuilles pour ses dix ans de spectacles solos (1993), F. S. et ses Messieurs (1994), Mais taisez-vous!, qui marque le retour de Madame Pahud (1996), La Fête de la Vigneronne (1999), voicinoël.com (2002) et Mes plantes vertes sont magnifiques qui reprend quelques-uns des sketches de ses vingt ans de spectacle (2003). Dès 2003, la Télévison Suisse Romande diffuse de manière hebdomadaire Le Petit Silvant illustré, suite de sketches originaux où il tient tous les personnages.



Autrice: Françoise Dubor



Source:

Dubor, Françoise: François Silvant, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1685–1686, mit Abbildung auf S. 1686.

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