Hubert Cudré

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* 8.5.1962 Autigny FR.

Diplômé de l’→ÉRAD (1978-82), C. travaille avec →André Steiger, jouant notamment Dorante dans Le Menteur de Corneille au →Caveau à Genève (1984) et Malfilâtre, le futur gendre au bon cœur, dans La Famille de l’horloger de Labiche au →Festival de la Cité, à Lausanne (1985). Dirigé par →Jean-Gabriel Chobaz, il donne le monologue d’Yves Reynaud Regarde les femmes passer au Théâtre du Vide-Poche (1986) et tient d’autres rôles de jeunes amoureux naïfs, comme Georges dans Le Baiser de la veuve d’Horowitz au →Centre Dramatique de Lausanne (1989), Antony c’est-à-dire Un garçon de chez Véry de Labiche au →Théâtre Boulimie (1989), Nick dans Qui a peur de Virginia Woolf? d’Albee à l’→Arsenic (1990). Dix ans plus tard, il présente pour Chobaz des personnages plus cyniques, comme celui de l’Auteur dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme d’après Zweig à l’Atelier Volant (1999), le rôle-titre de Barbe-bleue de Girod et Moreux au →Petit Théâtre de Lausanne (2000), le Mari et le Soldat dans La Ronde de Schnitzler au Pull off (2002). Après avoir interprété Platonov dans la pièce éponyme de Tchekhov pour →Anne Vouilloz et →Joseph Voeffray à Martigny (1990), il joue au →Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne VD sous la direction de →Matthias Langhoff, le Docteur et le vieux Serviteur dans La Duchesse de Malfi de Webster (1990), puis le Volontaire dans L’Otage de Brendan Behan (1991). Au Festival de la Cité, il est pour →Jean-Louis Hourdin notamment Valère dans Farces de Molière (1992) et Ignaz dans Par les villages de Handke réalisé par →Joël Jouanneau (1994). À Vidy, il incarne Sacha dans Quelle tristesse, la fin de l’allée de et réalisé par Rezo Gabriadze (9.3.1993), puis au →Théâtre du Casino à Yverdon, il joue Sébastien dans La Nuit des Rois de Shakespeare, mis en scène par →Pierre Bauer (1993). Il travaille à nouveau pour Anne Vouilloz et Joseph Voeffray au →Théâtre du Grütli à Genève, Franck dans Maison d’arrêt d’Edward Bond (1996) et Islaïev dans Un mois à la campagne de Tourguéniev (1997), puis sous l’Arche du Pont Bessières dans Le Mariage de Gombrowicz (2003). En 1994, il fonde avec →Jo Bögli et →Anne-Cécile Moser le collectif Nunc, groupe de comédiens qui développe un théâtre festif itinérant lors de festivals d’été dans les quartiers populaires de Lausanne, et présente Le Papalagui d’Éric Scheurmann (1994-96), Gens ordinaires de Sore-les-sept-jardins d’après Gilbert Lascault (1996), Tragi-comédie de Don Cristobal et de Rosita de García Lorca (1998) et Avares et Cie de Pierre-Louis Péclat (2.7.1999). Avec la même équipe, il participe aussi à des montages de textes, ceux de Shakespeare et Jean-Claude Grumberg pour Dieu, Richard, Job et nous… au →Théâtre 2.21, Lausanne VD (2001) et d’Henri Roorda pour L’Hirondelle vole avec la rapidité du zèbre, lequel vole d’ailleurs rarement au →CCN - Centre culturel neuchâtelois, Neuchâtel NE (2003); il tient aussi au 2.21 le rôle enfiévré du dominicain Las Casas dans La Controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière (2003).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Hubert Cudré, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 418–419.

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