Irina Niculescu

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*  17.9.51 Bucarest (RO). Fille de Margareta N., marionnettiste, fondatrice en 1949 du Théâtre national de marionnettes de Bucarest et en 1987 de l’École des arts de la marionnette à Charleville-Mézières (F).

N. étudie la mise en scène à l’Académie des Arts à Prague (Tchécoslovaquie) et se spécialise dans le théâtre de marionnettes (1971-75). Elle travaille ensuite à Bucarest comme metteur en scène et dramaturge au Théâtre Tandarica (1975-84) et enseigne la mise en scène à l’Institut d’art théâtral et dramatique (1980-84). Pendant la même période, elle travaille aussi à Namur (Belgique), Varsovie (Pologne), Montréal (Canada) et à Boston (USA) où elle présente l’→Histoire du Soldat de →Charles Ferdinand Ramuz et Strawinsky (1983). Là, elle fait la connaissance de →John Lewandowsky, qui devient son partenaire. Par la suite, elle enseigne aussi la mise en scène à l’O’Neill Theatre Centre du Connecticut (1986/87) et des cours de sensibilisation à la marionnette à École de théâtre de Séville (1986, 1987, 1989). Elle met aussi en place une formation pour marionnettistes au Riksteatret de Norvège (1987-90) et y monte Le Chant du poulain sauvage. Cette production est reprise en 1991 aux →Marionnettes de Genève, où en 1985 elle avait déjà présenté Le Chant des roseaux d’après un conte portugais, mis en dialogue par Pierre-Philippe Collet et en musique par le compositeur lausannois →Jean-François Bovard. Après la nomination de John Lewandowsky comme directeur des Marionnettes de Genève (1990), elle devient metteur en scène associée de la compagnie. Elle poursuit la tradition genevoise de la marionnette à fil, qu’elle marie dans un même spectacle à d’autres techniques expérimentées au cours de sa carrière, notamment celle du marionnettiste-comédien. Parmi ses créations, on retient notamment L’Oiseau de feu, qui allie les techniques du bunraku, le théâtre­ d’ombres et les marionnettes à fils (1990), Mon­tagne de riz d’après un conte japonais (1991), Juan Darien, l’enfant-tigre d’après Horacio Quiroga, où les interprètes sont tour à tour marionnettistes, ­conteurs, musiciens ou chanteurs (1993). En 1994, pour son vaudeville Passions électriques, elle dirige les équipes réunies du Tandarica de Bucarest et des Marionnettes de Genève. Pour Le Joueur de flûte inspiré du conte populaire, elle est secondée par →Franziska Kahl, qui dirige la préparation des comédiens engagés pour manipuler les poupées (1995). Parmi ses productions genevoises, on retient encore Les Maîtres de la forêt (1996), Le Buisson ardent d’après l’Ancien Testament (1998) et un spectacle pour marionnettes à tringles et à fils courts: La Princesse et l’Écho de Vlasta Pospisilova adaptée par →Philippe Cohen (2000). Parallèlement à son engagement à Genève, elle continue de mettre en scène à l’étranger, notamment Petrouchka pour l’Institut international de la marionnette de Charle­ville-Mézières (1993) et Gilgamesh, présenté à Kristiansund, en Norvège (2000).



Auteur: Roger Gaberell



Source:

Gaberell, Roger: Irina Niculescu, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1324–1325.

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