Jacques Probst

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*  1.8.1951 Genève. ∞ I° Liliane Tondellier, éclairagiste; ∞ II° →Juliana Samarine, comédienne. Père de →Marie P., comédienne.

P. dit d’abord Le Dialogue de et avec →Michel Viala au studio du →Théâtre de l’Atelier (10.5.1969) et, avec les →Tréteaux Libres, il participe à la création collective Requiem pour Roméo et Juliette au Théâtre de Poche de Bienne pour →Les Kulturtäter (24.10.1969). En 1970, avec →François Berthet, →Marcel Robert et →Jane Friedrich, il fonde le →Théâtre Mobile et joue Nagg dans Fin de partie de Beckett au Centre de rencontres de Carouge, puis tient le rôle de Sébastien dans la reprise d’Une tempête d’Aimé Césaire mise en scène par Marcel Robert à la Salle du Faubourg à Genève (1970). Sa première pièce, L’Écuelle, est présentée lors du festival Délirvana II à la →Maison des jeunes de Saint-Gervais (1970). Il mène dès lors de front ses activités de comédien et d’auteur de textes théâtraux. Pour →André Steiger, il est le marchand Baltazar dans La Comédie des erreurs de Shakespeare à la cour de l’Hôtel de Ville (1971). Sa pièce radiophonique Rocal reçoit le prix suisse de radiodiffusion (1972). Au →Théâtre de Carouge, il tient le rôle de Carne, personnage principal de sa pièce Jamais la mer n’a rampé jusqu’ici (24.9.1974) que met en scène →Philippe Mentha. Pour Mentha, il joue ensuite dans deux pièces de Pinter: il est Joey dans Le Retour (1976) à la →Comédie de Genève, puis Mac Cann dans L’Anniversaire (1977) au →Nouveau Théâtre de Poche (NTP). En 1976, accompagné de quatre musiciens, il dit La Prose du Transibérien de Blaise Cendrars au NTP (1976), monologue auquel il va revenir périodiquement (à la Comédie de Genève en 1985, au →Théâtre Vidy-Lausanne en 1998). Il écrit Douze face à moi, monologue qu’il présente au →Théâtre Les Trois Coups à Lausanne en janvier 1977, puis plusieurs pièces au souffle épique et musical, comme L’Amérique, réalisée par François Berthet à la →Salle Patiño (26.11.1976), Le Quai, qu’il met en scène lui-même au Théâtre de Carouge (2.10.1979) et La Septième Vallée, publiée en 1979 et créée finalement par →François Marin à ­­l’→Ar­se­­nic (10.4.1996). À Genève au Sud des Alpes, il interprète avec six musiciens le monologue Torito qu’il adapte d’une nouvelle de Julio Cortazar (1982) et à la Comédie, il réalise sa pièce Missaouir la ville (8.3.1983), et joue Midjas dans son Par-dessus le monde, le chant du muezzin à la pointe du minaret qu’y met en scène →Roland Sassi (13.5.1986). Au →Théâtre Kléber-Méleau, il travaille à nouveau avec Philippe Mentha (1983-93) et interprète notamment Aston dans Le Gardien de Pinter (1987). Sous la direction de →Matthias Langhoff, il incarne au Festival d’Avignon 1989 Sasportas dans La Mission de Heiner Müller et Balthazar dans Au perroquet vert de Schnitzler, spectacle proposé aussi au Théâtre Vidy-Lausanne, où il est Antonio le mari de La Duchesse de Malfi de Webster (1990) et le travesti Rio Rita dans L’Otage de Brendan Behan (1991). Il y donne plusieurs de ses propres textes comme La Lettre de New York, d’abord au Théâtre Saint-Gervais (16.1.1990), Torito II (19.11.1991), Ce qu’a dit Jens Munk… (14.11.1995) et →Roger Jendly interprète là un autre de ses monologues sur le monde du sport, Le Banc de touche, sous la direction de →Joël Jouanneau (25.2.1992). Au →Théâtre du Loup, il tient le rôle-titre dans Titus Andronicus de Shakespeare que présente →Valentin Rossier (1996), et réalise sa pièce La Route de Boston (7.10.1997). →Denis Maillefer conduit Juliana Samarine dans Chabag, monologue sur une émigration de vignerons vaudois en Russie qu’elle donne entourée de nombreux figurants à Vevey, dans le cadre de la →Fête des Vignerons 1999. Sous la direction de →Sophie Gardaz et de →Jacques Michel, P. joue dans Top dogs d’→Urs Widmer au Théâtre Saint-Gervais puis en tournée (1998-2000), et dans Sur le cul, création collective, au Théâtre Vidy-Lausanne (28.2.2002). Laurence Montandon donne à la Cathérale de Lausanne son terrible texte sur l’atroce destin d’Aldjia, la femme divisée, dans le cadre d’un travail mené par →François Rochaix sur des Jeux de femmes tirés de la Bible (16.9.2004). Ses Huit monologues principaux sont publiés, en partenariat avec la →SSA, à Orbe chez Campiche (2005).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Jacques Probst, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1434–1435, voir figure p. 1435.

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