Jean-Charles Fontana

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*  18.7.1930 Toulon (F).

Formé au Centre d’apprentissage d’art dramatique de la rue Blanche à Paris (1948-49), puis au Conservatoire national de Paris, classe de Beatrix Dussane (1950-52), F. joue dès sa sortie les jeunes premiers, notamment Acaste dans Le Misanthrope de Molière au Théâtre du Luxembourg sous la direction de Jacques Charon (1952) ou Hémon dans Antigone d’Anouilh que réalise Jean Davy au Festival de Péronne (1954). Il rencontre ensuite Jean Marais qui l’engage pour jouer le jeune soldat dans La Machine infernale de Cocteau aux Bouffes-Parisiens (1954-55) et le rôle de Fred Hill dans Pygmalion de G. B. Shaw (1956-57). Arrivé à Genève en 1961, il se présente à →André Talmès, directeur de la →Comédie de Genève, et y joue de 1963 à 1973 une vingtaine de rôles de jeunes premiers, particulièrement dans des comédies légères ou des vaudevilles; il y réalise aussi plusieurs maquettes de décor, notamment pour Le Sexe faible de Bourdet (1964). Il participe aux Revues de Genève mises en scène par →Claude Fradel (1966-72). En 1968, il retrouve Jean Marais qui lui fait interpréter Christophe Dudgeon dans Le Disciple du Diable de G. B. Shaw au Théâtre de Paris. De retour à la Comédie de Genève, il aborde avec Jean Piat le répertoire classique en étant notamment Lubin dans Les Fausses Confidences de Marivaux (1970) ou Acaste dans Le Misanthrope de Molière (1972). Sous la direction de →Richard Vachoux, il tient près d’une vingtaine de rôles à la Comédie et →Gérard Carrat lui confie notamment les rôles du Reporter dans Et à la fin était le bang d’Obaldia (1970), de Covadenga dans Ruy Blas de Victor Hugo (1974) et d’Helicon dans Caligula de Camus (1977). Avec →André Steiger, il participe au Hamlet de Shakespeare (1974) et il joue Monsieur Dimanche dans Dom Juan de Molière (1977), puis Œil-de-perdrix dans Du vent dans les branches de sassafras d’Obaldia (1977). Dès 1982 au →Théâtre de Carouge, il est aussi Dom Louis dans Dom Juan de Molière (1984), Romain Tournel dans La Puce à l’oreille de Labiche (1987) et l’Oncle de Lelio dans Les Jumeaux vénitiens de Goldoni (1989) que mettent en scène →Georges Wod et →Séverine Bujard. Il joue avec le →Théâtre Mobile dans une demi-douzaine de spectacles, notamment sous la direction de →Jean-Charles Simon pour lequel il est le meneur de jeu dans Chanteclerc de Rostand (1984), puis Jojo-les-yeux-sales dans Irma la douce de Breford (1986). Il crée le rôle de Midji dans Par-dessus le monde le chant du muezzin à la pointe du minaret de →Jacques Probst mis en scène par →Roland Sassi à la Comédie (13.5.1986). Dès 1989, il joue dans la plupart des réalisations de →Benno Besson, tant au →Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne VD qu’au Théâtre national de Bretagne à Rennes et au cours de longues tournées. Il crée ainsi en français le rôle du Souffleur dans Jonas et son vétéran de →Max Frisch, d’abord au →Schauspielhaus de Zurich (20.10.1989), puis à Vidy où il joue ensuite M. de Pontresme dans Mille francs de récompense de Victor Hugo (1990), le Monsieur (Barine) dans Cœur ardent d’Ostrovski (1991-92), Chapeau Rouge dans Qui sait tout et Grobêta de Coline Serreau (16.3.1993), Cléante dans Tartuffe (1995-96), Ariste dans L’École des maris de Molière (1997), le Connetable dans Mangeront-ils? de Hugo (2002/03). En 1993, il tient le rôle du Vieux Gautier dans Guillaume le Fou de →Fernand Chavannes au →Théâtre du Jorat. À Lausanne, il joue aussi en 1999 le prêtre Blanchet dans La Plaie et le Couteau d’Enzo Cormann, M dans Tamerlan de Michel Deutsch et participe à Quand je serai grand, textes de Noëlle Revaz (2002), trois mises en scène de →François Marin à l’→Arsenic. Là, il tient aussi pour →Gianni Schneider le rôle du père, Maximilian von Moos, dans Les Brigands de Schiller (2000). Au cours de la saison 2000/01, il interprète Madani dans Les Paravents de Genet mis en scène par Bernard Bloch à la Comédie de Genève puis en tournée. Dès l’été 1999, il joue plusieurs fois à Ferney-Voltaire, notamment sous la direction d’→Hervé Loichemol, tenant le rôle de l’ambassadeur Arons dans Brutus de Voltaire (2002). Au cinéma, il joue notamment l’Ange sous la direction de Marcel Carné dans Thérèse Raquin (1953).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Jean-Charles Fontana, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 612–613.