Jean-Charles Simon

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*  13.5.1948 Genève.

Parallèlement à des études de pharmacie à l’Université de Genève, poursuivies jusqu’au diplôme qu’il il obtient en 1973, S. débute au sein du Théâtre universitaire genevois dirigé par André Hurst, et se joint au →Théâtre Mobile où, sous la direction de →Marcel Robert, il joue le jeune John Ken O’Dunc dans Macbird! de Barbara Garson (1971), Pozzo dans En attendant Godot de Beckett (1971), le Héros dans Western création collective (6.4.1972); il participe aussi à La Ruée vers l’ordre de Georges Michel (1972) et aux Chroniques lunaires de Lorenzaccio d’après Musset (1973). À la →Comédie de Genève en 1974, il est Fortinbras dans Hamlet de Shakespeare que met en scène →André Steiger. Il fait partie des fondateurs du →T’Act et interprète sous la direction de Steiger les jeunes hommes naïfs et généreux, comme Master Jim Butcherly dans Pour un dollar d’opéra de →Bernard Bengloan (1975) et Blaise dans Les Acteurs de bonne foi de Marivaux (1976) au →Centre Dramatique de Lausanne (CDL), ou à la Comédie de Genève Pierrot dans Dom Juan de Molière (1977) et le dur et beau Carlos dans Du vent dans les branches de sassafras d’Obaldia (1977). À la Comédie de Genève, il est aussi l’intrigant Cassio dans Othello de Shakespeare réalisé par →Catherine Eger (1976) et le cynique Cherea dans Caligula de Camus mis en scène par →Gérard Carrat (1977). Il devient ensuite metteur en scène principal du Théâtre Mobile (1979-84). Au Grand Café du Grütli (futur →Théâtre du Grütli), il réalise de grands spectacles du répertoire populaire, sous une forme souvent humoristique et décalée, comme Les Mystères de Paris d’après Eugène Sue (1979), La Tour de Nesles d’Alexandre Dumas (1981), Chantecler de Rostand (1984), et à l’ancien Palais des expositions Irma la douce d’Alexandre Breford et Marguerite Monod (1986). Il monte aussi en création des pièces de →Michel Beretti comme Will’s Side Story (1980), L’Inconnue de l’Orient-Express (1981) et New York Serenade (1982). Il met en scène Bräker ou le Songe d’hiver d’→Herbert Meier au CDL (1984) et Notre Guillaume Tell de →Gerold Späth au →Théâtre de Carouge (30.4.1985). Dès 1975, il travaille comme animateur à la Télévision Suisse Romande (TSR), puis à la Radio Suisse Romande (RSR) dans des émissions satiriques comme Au fond à gauche (1976) ou 5/5 (1980-90). En 1990, il est brièvement responsable du département des divertissements à la TSR, puis en 1994, il est nommé directeur de la première chaîne de la RSR. Il est élu pour une législature conseiller national du canton de Vaud pour le parti démocrate chrétien (1995-99). Durant cette période, il est producteur à la RSR puis retrouve l’antenne pour l’émission musicale et humoristique Aqua concert dès 2002, pour laquelle il reçoit, avec Patrick Lapp, le prix des meilleurs animateurs de l’année des radios francophones publiques (2002). À la TSR, il joue dans deux feuilletons télévisés réalisés par Pierre Matteuzzi, La Pêche miraculeuse d’après Guy de Pourtalès (1975) et Les Années d’illusion d’après Crommelynck (1976).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Jean-Charles Simon, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1688–1689.

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