Jean-Claude Weibel

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* 7.4.1928 Neuchâtel.

Après avoir suivi les cours de théâtre de Samuel Puthod au Conservatoire de Neuchâtel (1944-45), W. entre en 1948 au Centre d’apprentissage d’art dramatique de la rue Blanche dans la classe de Maurice Donnaud. Il est engagé par Jean Dasté à la Comédie de Saint-Étienne au début de 1950, puis cette même année au →Théâtre Municipal de Lausanne, il interprète Damis dans Tartuffe de Molière mis en scène par Fernand Ledoux. Il poursuit sa formation au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris dans la classe d’Henri Rollan (1950-52), reprend ensuite à la →Comédie de Genève, le rôle de Razoumikhine dans Crime et Châtiment d’après Dostoïevski que réalise Jean Mauclair (1952) et crée au →Théâtre du Jorat le rôle de Paul Gatoillat dans Le Silence de la terre de →Samuel Chevallier monté par Pierre Valde (30.5.1953). Durant la saison 1960/61, il tient à la Comédie des rôles de nobles comme le Chevalier Lotvy dans La Hobereaute de Jacques Audiberti présentée par →Édouard Nerval (1960), le duc d’York dans L’Honorable Monsieur Pepys de Georges Couturier (1961) et Lélio dans Le Prince travesti de Marivaux (1961), deux spectacles signés →André Talmès. Il joue ensuite dans plus de cent pièces en France et en Belgique, des opérettes aussi bien que des drames. Au Théâtre du Châtelet, il participe ainsi à une brillante reprise des Valses de Vienne de Johann Strauss (1963), puis interprète l’Attaché français dans L’Aiglon de Rostand (1963 et 1969). Il est Cléante dans Tartuffe de Molière mis en scène par Jacques Sereys au Théâtre de Paris (1958) et Dorante dans Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux en Allemagne avec les Galas Eurothéâtre. Au Palais Royal dès 1966, il participe à plusieurs Rencontres, récitals poétiques et à La Dame de chez Maxim de Feydeau, puis il tient le personnage du Roi dans Le Geôlier de soi-même de Thomas Corneille à Barentin (1971). Au Théâtre Marigny, il incarne le bel Ernest dans L’Hôtel du libre-échange de Feydeau que monte Jean-Laurent Cochet (1973). Il participe à de nombreuses tournées des Galas Karsenty-Herbert, jouant sous la conduite de Michel Roux le Prince Abdul dans Reviens dormir à l’Élysée de Jean-Paul Rouland (1982) et le Révérend Trevor dans Ne coupez pas mes arbres de William Douglas Home (1992), et sous celle de Pierre Mondy, le Directeur de l’Hôtel dans C’est encore mieux l’après-midi de Jean Poiret (1989). Il revient en Suisse d’abord pour le Théâtre de la Trappe et tient pour →Pierre Walker le rôle du Chevalier dans La Locandiera de Goldoni (1971), puis il travaille avec les →Artistes Associés de Lausanne dans trois comédies légères. Au Théâtre du Jorat, il est le Prophète Nathan dans Le Roi David de →René Morax et →Arthur Honegger mis en scène par Julien Bertheau (1971), puis le Pèlerin dans La Servante d’Évolène de Morax réalisée par →Paul Pasquier (1978). Il collabore à plusieurs réalisations estivales du Théâtre du Peuple de Bussang (1977-87) où, sous la direction de Tibor Egervari, il interprète notamment Malvolio dans La Nuit des Rois de Shakespeare (1982) et Sganarelle dans Dom Juan de Molière (1982), puis sous celle de →Jean Chollet, Pantalon dans Le Menteur de Goldoni (1986) et Monsieur de Sottenville dans George Dandin de Molière (1987). Avec Chollet, il joue aussi pour la →Compagnie de la Marelle (1985-90) et au Théâtre du Jorat où il est régulièrement récitant sous la direction musicale de →Robert Mermoud, incarne Dom Luis dans Dom Juan de Molière (1995), Monsieur de Sépibus dans Farinet d’après →Charles Ferdinand Ramuz (1996) et crée le rôle de Bellanger dans César Ritz and Co de Bernard Bengloan (6.7.1991). Il a souvent des figures d’autorité apparemment bonhomme comme Cicéron dans Jules César de Shakespeare que met en scène →Claude Stratz à la Comédie (1990) ou le Conseiller d’État dans Grand-père et demi-frère de →Thomas Hürlimann réalisé par Claude Grin à l’→Arsenic (24.4.1990). Au cinéma, il est le Préfet de police dans Monsieur Klein de Joseph Losey (1975), le Médecin dans L’Amour à mort d’Alain Resnais (1984) et Spandorff dans De guerre lasse de Robert Enrico (1987).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Jean-Claude Weibel, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2060.

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