Jean-Louis Hourdin

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*  6.10.1944 Héricy (F). Fils de Georges H., journaliste et fondateur de La Vie catholique.

Formé à l’École supérieure d’art dramatique de la Comédie de l’Est à Strasbourg (1966-69), H. reçoit l’enseignement d’Hubert Gignoux, Gaston Jung, →André Steiger et de →Claude Petitpierre. Il joue d’abord sous la direction de Jean-Pierre Vincent et Jean Jourdheuil. Pour eux, il est notamment Démocratia Totale Totale dans Capitaine Schelle, Capitaine Eçço de Rezvani au Théâtre National Populaire à Paris (16.11.1971) et joue Dans la jungle des villes de →Bertolt Brecht au Festival d’Avignon (1972). Il est aussi partie prenante dans Woyzeck de Büchner au Théâtre du Lambrequin (1973), puis avec Peter Brook dans Timon d’Athènes de Shakespeare, spectacle de réouverture des Bouffes-du-Nord (15.10.1974). En 1976, avec Arlette Chosson, il fonde le Groupe d’action théâtrale et culturelle (GRAT) et monte Tout ça c’est une destinée normale, cabaret satirique d’après Karl Valentin et Liesl Karlstadt au Théâtre national de Strasbourg (TNS). Au cours de l’été 1976, il retrouve Jean-Paul Wenzel et Olivier Perrier qui jouaient aussi dans Timon d’Athènes, chacun à la tête de sa propre compagnie. Ensemble ils s’installent pour quelques semaines dans un petit village de l’Allier, au centre de la France, et fondent les premières rencontres théâtrales d’Hérisson, point de départ des Fédérés de Montluçon (1979). En 1984, H. fonde aussi le Théâtre Poitou-Charentes (TPC) avec Robert Gironès. Sous ces différentes appellations, il revendique le statut de chef de troupe plutôt que de metteur en scène, comme artisan d’une tribu mobile regroupant des artistes "forains". Il monte notamment au Festival d’Avignon Léonce et Léna de Büchner (1982) et Liberté à Brême de Fassbinder (1983) et au TPC, Le Songe d’une nuit d’été (1984/85) et La Tempête (1985) de Shakespeare. Ces spectacles sont en tournée à la →Comédie de Genève. En Suisse, il met notamment en scène Casimir et Caroline d’Horváth à la Comédie de Genève (1990), Farces d’après Molière, Dario Fo, Franca Rame au →Festival de la Cité de Lausanne en 1992 et en 1993 Sans titre de García Lorca au →Nouveau Théâtre de Poche de Genève (NTP). Dès 1988, il réalise des montages de textes comme Le Monde d’Albert Cohen à Marseille (1988-90) et Des babouins et des hommes au →Théâtre Vidy-Lausanne (1991), tous deux d’après Cohen, et Coups de foudres. Imprécation dans l’abattoir de Michel Deutsch à la Comédie de Genève (29.1.1991). Il entremêle musique et texte dans des spectacles qui laissent une grande place à la faconde et à l’adresse au public, comme Boby d’après Boby Lapointe à Massilly (1993), Les Fils de l’amertume de Slimane Benaïssa au Festival d’Avignon (1996-98), Chantiers d’après des farces médiévales, Dario Fo et Valère Novarina à Amiens (1998), Le Livre de ma mère d’Albert Cohen à Vidy (2002) et Même pas mort d’Eugène Durif au NTP (8.1.2003). En 1998 sous la direction de →Claude Stratz à la Comédie de Genève, puis en tournée au Théâtre de la Colline à Paris, il joue le Docteur Stockmann dans Un ennemi du peuple d’Ibsen avec un emportement qui fait comprendre l’erreur d’avoir raison tout seul. Il enseigne à plusieurs reprises à l’École supérieure d’art dramatique du TNS, à l’École du Théâtre national de Bretagne et à l’→ÉSAD de Genève.



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Jean-Louis Hourdin, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 877–878, voir figure p. 877.