Jean-Luc Borgeat

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*  19.5.1955 Martigny VS.

Il suit les cours de →Paul Pasquier et de Domingos Semedo au →Théâtre Les Trois Coups à Lausanne (1979-82). Il débute au →Théâtre du Vieux-Quartier, à Montreux (1982-89) où il interprète notamment, en 1985, le rôle-titre dans Le Serviteur absolu de →Louis Gaulis et Sganarelle dans Le Médecin malgré lui de Molière. Il joue aussi avec les →Artistes Associés de Lausanne, par exemple sous la direction de →Georges Milhaud, Jean-Baptiste dans Herminie de Claude Magnier (1982) et Lanoix de Vaux dans Chat en poche de Feydeau (1984). Avec →Gil Pidoux, il fonde l’Échiquier Théâtre, compagnie itinérante de spectacles estivaux dont il est l’administrateur (1984-88), et joue entre autres dans ce cadre Frontin dans Le Tricorne enchanté de Théophile Gautier (1984), le clownesque Baga dans Architruc de →Robert Pinget (1985) ou Arlequin dans La Mort joyeuse de Nikolaï Evreinov (1986). Dès 1988, il collabore régulièrement avec les différentes compagnies indépendantes lausannoises. Il tient d’abord pour →Gianni Schneider les rôles protéiformes des habitants des planètes du Petit Prince d’après Saint-Exupéry au →Centre Dramatique de Lausanne (1988). Son physique massif et sa force vocale le conduisent à incarner ensuite des personnages frustes ou populaires comme, à l’→Arsenic, le dompteur dans La Force de l’habitude de Thomas Bernhard pour Schneider (1989), l’un des soldats de Streamers de David Rabe pour →Denis Maillefer (1992), Ellis le propriétaire du bar dans Les Affamés de Sam Shepard pour →Jean-Gabriel Chobaz (1992). Puis il joue Edgar le mari jaloux de Play Strindberg de →Friedrich Dürrenmatt réalisé au →Théâtre de Valère, Sion VD par →Daniel Wolf et repris au →Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne VD (1994). Dès lors, il interprète des figures sensibles et pleines de bon sens comme Valério dans Léonce et Léna de Büchner (1996) ou Gaev dans La Cerisaie de Tchekhov, deux réalisations de Maillefer à l’Arsenic (1998); il tient de même pour →Martine Charlet le rôle très terrien d’Eben Cabot dans Désir sous les ormes d’O’Neill (1999). Sous la direction d’→Anne Vouilloz et de →Joseph Voeffray, il joue les —monstres comme le bourreau nommé le Broyeur dans Le Théâtre ambulant Chopalovitch de Lioubomir Simovitch au →Théâtre du Crochetan, Monthey VS (1995), puis au →Théâtre du Grütli à Genève l’officier supérieur dans Mardi, Mike dans Maison d’arrêt d’Edward Bond (1996), et Barbe-Bleue dans Barbe-bleue espoir des femmes de Dea Loher sous l’Arche du Pont Bessières à Lausanne (2001). Pour Schneider, il tient plusieurs premiers rôles, comme ceux du juge Azdak dans Le Cercle de craie caucasien de →Bertolt Brecht (1997), de l’ouvrier Tchoumalov dans Ciment de Heiner Müller (1998) et au →Théâtre du Jorat, Mézières VD, il est Benjamin, héros naïf, dans À l’ouest des légendes d’→Eugène (23.5.1998); au Théâtre Vidy-Lausanne il joue aussi pour lui l’ex-fiancé dans Le Nom de Jon Fosse (2002). Au →Nouveau Théâtre de Poche, Genève GE, il est l’industriel véreux Willner dans La Coupure du monde et Kurt dans Nous ne sommes pas des anges de →Philippe Lüscher (10.3.2000), le bistrotier populiste Hénouart dans Les Forts, les faibles de Jean-Marie Piemme pour →Philippe Morand (2001), puis Alex I, le père représentant de commerce, dans Le Vrai monde? de Michel Tremblay, que réalise Gil Champagne (2002).



Autrice: Luisa Campanile



Source:

Campanile, Luisa: Jean-Luc Borgeat, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 241–242.