Jean-Marc Bory

Aus Theaterlexikon
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*  17.3.1934 Noville VD, † 31.3.2001 Belle-Île-en-Mer (F).

À Lausanne, B. se forme auprès de Marcel Merminod au →Conservatoire (1950-52) et suit le cours de →Blanche Derval (1951-53). Arrivé à Paris (1954), il prend les cours de Maurice Escande. Au cinéma, il débute en jouant le juge Arnaud, protagoniste du Dossier noir d’André Cayatte (1955). Il tient ensuite le rôle de Bernard, le jeune séducteur anticonformiste des Amants de Louis Malle (1958). Au théâtre, il joue les jeunes premiers comme Igor Romanoff dans Romanoff et Juliette de Peter Ustinov au Théâtre Marigny (24.10.1957). Au →Théâtre Municipal de Lausanne, il crée le rôle d’Antoine, l’étudiant résistant des Soldats de papier de →Franck Jotterand mis en scène par →Charles Apothéloz (10.3.1960). Au cinéma, il tourne notamment avec des réalisateurs comme Hervé Bromberger dans Les Loups dans la bergerie (1959), Abel Gance dans Austerlitz (1960). Pour Roger Vadim, il est Pierre dans Le Repos du guerrier (1962) et Jean-Luc Godard lui donne le rôle du narrateur dans Le Nouveau Monde, deuxième partie de Rogopag (1962). En 1966, il entre au Théâtre National Populaire (TNP) où pour Georges Wilson il interprète le contremaître O’Killigan dans Poussière pourpre de Sean O’Casey (1966) et le Soldat dans La Grande Imprécation devant les murs de la ville de Tankred Dorst (1967). Au TNP, il joue aussi Kurt pour Claude Régy dans La Danse de mort de Strindberg (1970). Au Théâtre 347, il crée le rôle de Fage dans La Demande d’emploi de Michel Vinaver mise en scène par Jean-Pierre Dougnac (29.3.1973). À la Comédie de Saint-Étienne, il incarne un Lear tonique dans Le Roi Lear mis en scène par Daniel Benoin (1976). Au →Centre Dramatique de Lausanne, il joue pour →Michel Soutter, Hamm dans Fin de partie de Beckett (1978) et Thomas Pollock Nageoire dans L’Échange de Claudel (1981), puis pour Stuart Seide il tient le rôle-titre dans Faust de Marlowe (1982). À Paris, André Engel le dirige dans son adaptation Lulu à Bataclan d’après →Frank Wedekind (1983). Au Théâtre Gémier, B. crée le rôle du financier Ed dans L’Ordinaire de Vinaver mis en scène par Alain Françon (10.3.1983) et pour lui, il joue aussi le Père dans Long voyage vers la nuit d’O’Neill au Théâtre Éclaté d’Annecy (1984), puis le vieil homme d’affaire Oldfield dans La Compagnie des hommes d’Edward Bond au Théâtre de la Ville (29.9.1992). Avec Jean-Louis Martinelli, il est Monsieur Bachelet dans Les Marchands de gloire de Marcel Pagnol au Théâtre de Lyon (1994), puis il le suit au Théâtre national de Strasbourg pour incarner notamment Staline dans Germania III de Heiner Müller (1997), le rôle-titre d’Emmanuel Kant de Thomas Bernhard (1997) et la voix du chœur dans Œdipe de Sophocle et Hölderlin (1998). Pour Dominique Pitoiset, il joue l’Avocat dans Le Procès d’après Kafka au Festival d’Avignon (1996) et dans Le Réformateur de Thomas Bernhard au Théâtre national de Bourgogne (1999). Au →Théâtre Kléber-Méleau, Renens VD, →Philippe Mentha lui donne le rôle-titre de L’Ami riche de →Matthias Zschokke (19.10.1999). Il réalise une première mise en scène avec Lucio Silla de Mozart à l’→Opéra de Lausanne, Lausanne VD (2001) et s’éteint brutalement.



Autrice: Françoise Dubor



Source:

Dubor, Françoise: Jean-Marc Bory, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 246.