Jean Dupérier

Aus Theaterlexikon
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*  17.6.1886 Genève, †  17.10 1976 Genève.

Après des études au Collège et à l’École des Beaux-Arts de sa ville natale, D. travaille la flûte et les branches théoriques au Conservatoire de Genève où il reçoit, pour ces dernières, l’enseignement d’Otto Barblan et de →Joseph Lauber. Par la suite, il enseigne la flûte (1913-28) et l’harmonie (1918-29) dans cette même institution. En 1929, il commence la composition d’une musique pour Le Tour du monde, spectacle sur un scénario d’Hervé de Weck et pour lequel Gustave Buchet conçoit décors et costumes. Le projet n’a toutefois pas de suite et la partition demeure inachevée. La même année, le musicien s’installe à Paris et se consacre désormais essentiellement à la direction chorale et à la composition. Ses œuvres sont régulièrement exécutées par les sociétés parisiennes de concert, puis, en 1938, le Théâtre national de l’Opéra-Comique représente avec succès son opéra Zadig (livret d’André-Ferdinand Hérold, d’après Voltaire). La Seconde Guerre mondiale ramène le musicien à Genève où le →Grand Théâtre crée en 1943 son opéra-comique Le Malade imaginaire (livret du compositeur d’après Molière) sous la direction d’→Ernest Ansermet. Par ailleurs, en 1941, il compose la musique d’une revue sur un texte de Jean Brocher, Allume ton soleil, donnée la même année au Théâtre de la Cour Saint-Pierre à Genève. Dès 1959, il cesse de composer pour se consacrer à la peinture et à l’écriture, publiant des souvenirs (Cadence rompue), des essais sur la musique (Musiques? et Mémoires d’une flûte), de la poésie, une pièce de théâtre (Seigneur Barabbas et sa fille, 1952), de nombreux articles, ainsi qu’un ouvrage sur →Gustave Doret (Lausanne, 1932). La musique de D. se rattache clairement à l’école française, dans la filiation d’un Claude Debussy, d’un Maurice Ravel, sans renier Igor Strawinsky. Outre ses ouvrages pour le théâtre, il compose nombre de partitions pour orchestre (deux Symphonies, Images d’Epinal, Voyage en Suisse, Histoire de la flûte), de la musique de chambre, des ouvrages pianistiques, et plusieurs recueils de mélodies (Le Mignard Luth, La Saison passagère, Confession blanche). Il est aussi l’auteur d’un Prélude aux Jeux olympiques d’hiver (1948) enregistré par Radio-Genève à l’occasion de ceux de Saint-Moritz. Il a laissé un opéra en quatre actes inédit, La Chimère.



Auteur: Serge M. Zuber



Source:

Zuber, Serge M.: Jean Dupérier, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 499.