Jean Vigny

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* 5.10.1919 Genève. De son vrai nom Jean Gruffat.

Après de premiers essais avec de jeunes compagnies à Genève durant la guerre, V. commence à travailler avec →William Jacques au →Théâtre de Poche, tenant le rôle du Général Aximène dans La Matrone d’Éphèse de Georges Sion (1950) et celui de Ferdinand Martin dans Le Prix Martin de Labiche (1954). →Maurice Jacquelin l’engage à la →Comédie de Genève pour une demi-douzaine de petits rôles durant la saison 1951/52, puis une douzaine de 1955 à 1957, où il est, entre autres, Max Lescalier dans Les Nouveaux du 6e étage et Hochepied dans Une bonne soirée d’→Alfred Gehri, Tubal dans Le Marchand de Venise de Shakespeare; de même, sous la direction de Georges Randax, il interprète Franck Lubey dans Ils étaient tous mes fils d’Arthur Miller (1956). Le jeune →Théâtre de Carouge fait appel à sa voix et à sa présence massive pour tenir en plein air, au Parc La Grange, le rôle de Napoléon Bonaparte dans Guerre et Paix d’après Tolstoï (1958), et au Théâtre de Carouge, pour celui de Puntilla dans Maître Puntilla et son valet Matti de →Bertolt Brecht (1965) deux mises en scène de →François Simon. Avec le Théâtre de Carouge, il joue aussi par trois fois sur le plateau de la Comédie de Genève dans des réalisations de →Philippe Mentha: il est le révérend père Diego dans la création en français de Don Juan ou l’Amour de la géométrie de →Max Frisch (9.9.1959), le duc de Buckingham dans Richard III de Shakespeare (1961) et le gouverneur Gradoboiev dans Cœur ardent d’Ostrovski (1967). Dans plusieurs grandes créations romandes des années soixante, il tient des rôles d’autorité comme Louis XVI dans Un banquier sans visage de →Walter Weideli que présente Jean Vilar au →Grand Théâtre de Genève (15.6.1964), ou l’Empereur Wang Ti dans La Muraille de Chine de Frisch créée en français au →Théâtre de Beaulieu sous la direction de →Charles Apothéloz (12.4.1967), puis tournée en Suisse et au Canada. Au Grand Théâtre de Genève, il crée de même le Chevalier Johann von Büren dans Les Anabaptistes de →Friedrich Dürrenmatt, sous la direction de Jorge Lavelli (31.3.1969). Au →Casino-Théâtre de Genève, il joue dans →La Revue de 1952 puis y participe comme auteur et comme comédien (1963-65, 1977). De 1962 à 1976, il tient une fois par saison à la Comédie un grand rôle; sous la direction de William Jacques, il est par exemple Philippe dans Philippe et Jonas d’Irwin Shaw (1962), Michael James Flaherty dans Le Baladin du monde occidental de Synge (1969) et crée le personnage du vigneron François Caille dans L’Orpailleur de Jacques Aeschlimann monté par Dominique Rozan (23.3.1966). Il interprète le rôle-titre dans Turcaret de Lesage que réalise →André Talmès en 1968 et celui du lieutenant Grennwald dans Ouragan sur le Caine d’Herman Wouk présenté par Raymond Loyer (1971). Lors de la saison 1972/73, il incarne Eddie dans Le Locataire que met en scène Jacques Mauclair. Au Théâtre de Carouge, il est encore le comte d’Albafiorita dans La Locandiera de Goldoni réalisée par Claude Santelli (1981), puis le Chef de troupe et Baptista dans La Mégère apprivoisée de Shakespeare que réalisent →Séverine Bujard et Daniel Briquet (1984). Au cinéma, il joue notamment le curé Borie dans Un si joli village d’Étienne Périer (1979), Gay dans Le Dernier Regard de l’aigle de Jean-Jacques Lagrange (1980), et paraît dans Le Jour des noces (1971) et dans La Fusillade en réponse à Dostoïevski (1972) de Claude Goretta; il participe aussi à plusieurs téléfilms dont Rumeur de Pierre Koralnik (1978), L’Enfant bleu d’Yvan Butler (1985) et D’or et d’oublis d’Yvan Butler et Robert Boner (1998).



Auteur: Christophe Erismann



Source:

Erismann, Christophe: Jean Vigny, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2008–2009, voir figure p. 2009.