Juliette Brac

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*  17.2.1926 Genève. ∞ 2.10.1947 Raymond Sauvet, comédien, écrivain.

Formée d’abord à Genève par Yvonne Desmoulins de la →Comédie, B. entre ensuite à Paris au cours Simon, puis chez Alick Roussel (1953-54). Avec Claire Ifrane, Jacques Fornier et →François Chodat, elle fonde la Compagnie de l’Âne qui se produit en Bretagne (1954). Ils s’installent à Pernand-Vergelesses en octobre 1955 puis à Beaune (1957) et forment le Théâtre de Bourgogne où elle reste jusqu’en 1959. Durant la saison 1959/60, elle rejoint Jean Dasté à la Comédie de Saint-Étienne pour jouer notamment dans L’Illusion de Jacques Copeau et Les Coréens de Michel Vinaver (1959). En juin 1963, pour Jorge Lavelli, elle crée le rôle de Catherine, mère et reine du Mariage de Gombrowicz, qui reçoit le prix des jeunes Compagnies 1963. Edmond Tamiz l’engage ensuite entre autres pour Les Fourberies de Scapin de Molière au Théâtre La Bruyère (1964). Au Théâtre d’Aubervilliers pour Gabriel Garran, elle est la Femme dans La Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller. Au Théâtre Récamier, elle joue la belle Sophia dans La Mère de Witkiewicz mise en scène par Claude Régy (1970), qu’elle retrouve pour interpréter Mary dans Sauvés d’Edward Bond au Palais de Chaillot (7.1.1972). Au →Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, Carouge GE pour →François Simon, elle incarne Lady dans La Poule d’eau de Witkiewicz (9.2.1971). Elle est ensuite Marie, la femme de chambre dans Harold et Maude de Colin Higgins que réalise Jean-Louis Barrault au Théâtre Récamier (1973) et joue Bodice, la fille de Lear d’Edward Bond monté par Patrice Chéreau au Théâtre National Populaire à Villeurbanne (1975). À nouveau à Carouge, elle tient pour →Michel Soutter le rôle de la Mère Ubu dans Ubu roi de Jarry (1976), puis celui du Bonimenteur dans La Résistible Ascension d’Arturo Ui de →Bertolt Brecht que met en scène →François Rochaix (1976). Elle joue ensuite à Paris avec Jean Gillibert dans Fragments de délire d’après les écrits du président Schreiber (1980) et dans Quatre petites filles de Picasso (1981). Au Théâtre 14/Jean-Marie Serreau, elle crée le rôle de Lila dans Les Nuits et les Jours de Pierre Laville que réalise Catherine Dasté (5.1.1985) et elle joue dans Il faut passer par les nuages de Billetdoux pour Lucian Pintillé (1988), puis dans Les Fausses confidences de Marivaux mises en scène par Gildas Bourdet (1989). Au Théâtre de la Colline, elle crée en français le rôle de la vieille Belle-mère pour Jorge Lavelli dans Kvetch de Berkoff (15.5.1992). On retient d’elle encore son rôle de Femme de ménage dans Charcuterie fine de et par Tilly au →Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne VD (1994) et, au Centre culturel suisse de Paris, le monologue Pipe de terre et pipe de porcelaine de Madeleine Lamouille que réalise →Geneviève Pasquier (1998).



Auteur: Françoise Dubor



Source:

Dubor, Françoise: Juliette Brac, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 258.

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