L'Arsenic, Lausanne VD

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Lieu dévolu aux réalisations des compagnies indépendantes de théâtre et de danse

Après que →Jacques Gardel a réalisé, à la fin de l’été 1988, Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare dans les Anciens ateliers de l’École professionnelle de Lausanne, ce lieu est proposé par la Ville au regroupement d’une vingtaine de compagnies indépendantes de théâtre et de danse, qui signent une convention d’utilisation avec Gardel. La Ville le désigne responsable (1989-96) et les utilisateurs le nomment l’année suivante directeur artistique. Inauguré sous le nom de Centre d’art scénique contemporain (29.1.1989), le lieu est très vite appelé, en raccourci, Arsenic. Là, Gardel présente dix à quinze réalisations par saison, s’efforçant de mettre en valeur le jeune théâtre romand. En 1989, il organise le Concours des jeunes compagnies, qui devient ensuite le Prix romand des spectacles indépendants (1991-95). Il y organise aussi les deuxième (1989), troisième (1992), quatrième et dernière (1994) éditions du Festival international de théâtre contemporain. Il abrite notamment le Crachoir, organisation indépendante qui invite des auteurs à lire leurs œuvres (1993-96). En collaboration avec la →La Grange de Dorigny, Lausanne VD il lance un mini-festival biennal de danse et de théâtre, Rencontres et ouverture, afin de promouvoir des compagnies romandes encore peu connues (1992 et 1994). Dans le même esprit, l’A. collabore aussi aux Bancs d’essai internationaux et aux Bancs d’essai suisses, favorisant la diffusion des jeunes chorégraphes. En 1995, la Ville de Lausanne lui donne un statut de fondation de droit public, et met au concours le poste de directeur qu’obtient →Thierry Spicher (1996-2003). Il aménage et multiplie les lieux de représentations et peut ainsi proposer plus d’une vingtaine de spectacles chaque saison. Il programme nombre de performances, avec notamment des artistes comme →Gilles Jobin, La Ribot, Franko B. ou Danielle Brazell. Dès 1998, l’A. développe des résidences d’artistes, dont bénéficient d’abord →Jacques Roman (1998-2000), puis le Théâtre en Flammes de →Denis Maillefer, le collectif musical Velma et le chorégraphe Gilles Jobin (2000-03). Et les metteurs en scène lausannois qui s’y retrouvent le plus fréquemment au fil des saisons sont →Martine Charlet, →François Marin, →Geneviève Pasquier, →Nicolas Rossier, →Gianni Schneider. L’A. publie De l’Arsenic, cinq recueils annuels d’études critiques sur les principales réalisations régionales de la saison précédente, formulées par des dramaturges suisses et étrangers invités (1999-2003). Dès 2003, Sandrine Kuster se voit confier la direction du lieu.

Données techniques

adresse rue de Genève 57. Au gré des transformations successives de cette ancienne friche industrielle, l’A. comporte cinq espaces de représentation. Le corps principal du bâtiment (large de 14 m. 40, haut de 4 m. 90 sur les côtés et de 6 m. 70 au centre) est partagé entre la grande salle de 140 places (profondeur: 17 m. 60) et la petite de 100 places (profondeur: 11 m. 80). Outre le studio de 80 places (11 m. sur 10 m. 90 et 4 m. 35 de hauteur), les abris antiatomiques sont aussi ponctuellement investis par des installations ou par des performances, de même qu’un local plus convivial nommé La Beau sans gradin (espace carré de 11 m. 10 de côté avec un coin coupé, hauteur de 4 m. 05).



Autrice: Rita Freda



Source:

Freda, Rita: L'Arsenic, Lausanne VD, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 73.