Laurence Montandon

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*  11.7.1941 Genève. ∞ 1966 →François Rochaix.

Après une année à la Theaterwissenschaft de Vienne, elle obtient la licence ès lettres de l’Université de Genève (1965). En parallèle, elle suit au →Théâtre de Carouge les cours de →François Simon et de →Philippe Mentha. Dès 1963, elle fait partie de l’Atelier Don Sapristi qui devient en 1965 le →Théâtre de l’Atelier à la →Maison des jeunes et de la culture de Saint-Gervais. Elle joue ainsi d’accortes jeunes filles comme la jolie paysanne Bride dans La Fontaine aux saints de Synge réalisée par Marc Fayolle (1964), la joyeuse Cosima dans Les Hussards de Bréal (1965) ou la coquette Catherine dans Vu du pont d’Arthur Miller (1966), deux réalisations de Patrick Antoine. Pour François Rochaix, elle tient plusieurs rôles dans Grand’peur et misère du IIIe Reich de →Bertolt Brecht (1964), joue l’une des manifestantes dans Le Chant du fantoche lusitanien de Peter Weiss (17.4.1968) et Marie Garga pour la pièce de Brecht Dans la jungle des villes (1969). Elle crée en français le rôle de la Secrétaire liquidatrice dans Garden Party de Vaclav Havel que met en scène Vaclav Hudecek à Saint-Gervais (3.5.1967). Pour →Armen Godel, toujours avec l’Atelier, elle interprète la tenace et influente femme du Boulanger dans Le Testament du chien d’Ariano Suassuna au Parc La Grange (1969). Elle tient aussi à Saint-Gervais plusieurs rôles de jeunes premières, comme Angélique dans Le Malade imaginaire de Molière réalisé par →Guillaume Chenevière (1971) ou Junie dans Britannicus de Racine monté par Godel (1972). Avec le →Théâtre de Carouge-Atelier de Genève ensuite, elle interprète Cherry la fille de l’aubergiste dans La Ruse des galants de George Farquhar que met en scène →André Steiger (1973). Sous la direction de Rochaix, elle y crée le rôle de Thekla Hicketier dans Le Bourgeois Schippel de Carl Sternheim (22.1.1974), puis celui de Mrs. West, l’épouse du diplomate dans Sauvages de Christopher Hampton (8.4.1975, repris en 1978), et joue Yvette dans Mère Courage et ses enfants de Brecht (1976-77), la Duchesse de Gloucester et la Duchesse d’York dans Richard II (1980) et Lady Hotspur dans Henry IV de Shakespeare (1981). Pour Manfred Karge et →Matthias Langhoff, elle participe avec les comédiens de Carouge et notamment →Hélène Friedli au Prométhée enchaîné d’Eschyle à Genève (1978); à la suite de ce spectacle, elle écrit et joue avec Friedli Elles attendent Io dans le théâtre vide spectacle réalisé d’abord par →Martine Paschoud à Carouge (18.4.1979), puis fonde avec elle le Théâtre d’appartement, un théâtre à domicile, jouant Bräker, une vie à vendre d’après Le ­Pauvre Homme du Toggenbourg d’→Ulrich Bräker, adapté par →Gilbert Pingeon, en tournée en Suisse (1983-85) puis à La Mama, Experimental Theatre Club de New York (1985). Elle commence dès lors à tenir des rôles de la maturité, comme Mme de Grémonville dans Le Sexe faible de Flaubert réalisé par →Benno Besson à la →Comédie de Genève (20.3.1984) ou la gouvernante Dame Pluche dans On ne badine pas avec l’amour de Musset mis en scène par Jean-Pierre Vincent au Théâtre de Sartrouville (1988-89). Elle est aussi le médecin Maria Lvovna dans Les Estivants de Gorki que réalise Philippe van Kessel à l’Atelier Sainte-Anne à Bruxelles (1988) et la jeune veuve Araminte dans Les Acteurs de bonne foi de Marivaux que met en scène →Claude Stratz à la Comédie (1992-94). Pour François Rochaix, elle joue Clytemnestre dans la trilogie de L’Orestie d’Eschyle adaptée par Viala, à Bergen en Norvège, à Cernier dans le canton de Neuchâtel, et à Moscou (1991). Elle travaille plusieurs fois avec →Michel Kullmann, et, sous sa direction, donne notamment le monologue de Peter Hacks Conversation chez les Stein sur Monsieur Goethe absent à Monthey, à la Cour des Miracles à Genève et en tournée romande (1982-83), et le reprend au Théâtre de Carouge en 2002. Elle crée deux rôles de →Gilles Laubert, Louise dans Sur les bords que réalise →Michel Toman à la Maison des arts et loisirs de Thonon (20.3.1999) et Agatha dans Départ(s) monté par Bernard Bloch à la Comédie, spectacle où elle joue aussi Euridyke dans Geneva.lounging de Mathieu Bertholet que présente Maya Boesch (9.4.2002). Dès 1992, elle s’implique dans l’animation et l’apprentissage du français par le théâtre auprès de personnes ayant des difficultés économiques, sociales ou politiques.



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Laurence Montandon, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1263–1264, voir figure p. 1263.