Maurice Aufair

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* 14.5.1932 Moutier BE. Pour l’état civil Maurice Hofer.

Après avoir étudié au →Conservatoire de Genève dans la classe de →Jean Bard, A. tient quelques petits rôles pour →Maurice Jacquelin à la →Comédie de Genève, Genève GE (1951/52). Avec →François Simon et →Serge Nicoloff entre autres, il fonde la compagnie de l’Avant-Scène (1954) et joue ainsi notamment dans La Route au tabac de Caldwell mise en scène par Roger Blin (1954) au →Carénage de Port-Gitana, Bellevue GE. Après avoir incarné Dupaillon dans Doit-on le dire ? de Labiche (1952) mis en scène par →William Jacques, il est engagé par ce dernier et →Fabienne Faby au →Théâtre de Poche (1955-59), où il joue les jeunes hommes élégants et enjoués comme Algernon Moncrieff dans L’important c’est d’être fidèle de Wilde (1955) ou André Vérand dans Trois douzaines de roses rouges d’Aldo de Benedetti (1958); on lui attribue aussi des rôles de subalternes modestes d’un certain âge, comme Téléguine dans Oncle Vania de Tchekhov (1955/56) ou Etéonéus dans Hélène ou la Joie de vivre de Roussin (1957/58). Il travaille ensuite principalement au →Théâtre de Carouge (1959-96); il y paraît notamment dans Don Juan ou l’Amour de la géométrie (9.9.1959), puis il est le Secrétaire dans Biographie: un jeu (8.5.1968), deux pièces de →Max Frisch créées en français par →Philippe Mentha, pour qui il interprète aussi Estragon dans En attendant Godot de Beckett (1960), Corvino dans Volpone de Jules Romains d’après Ben Jonson (1961), Pertchikhine dans Les Petits Bourgeois de Gorki (1964) et Stomil dans Tango de Mrożek (1968). Pour François Simon, il participe à la création en français de Réussir à Chicago de →Walter Weideli (16.10.1962) et crée le rôle d’Olympio dans L’Ingénieux Sancho Pança de →Louis Gaulis (10.5.1964); il joue surtout avec lui des personnages amènes et malins comme le marchand ambulant Grigori dans Capitaine Kharagheuz de Gaulis (12.10.1960), Beppo dans Chamaillis à Chioggia de Goldoni (1962) ou l’avocat Merletti dans D’un seul ou d’aucun de Pirandello (1965); il incarne aussi Krapp dans La Dernière Bande de Beckett (1963), Otto Moll dans Chez les Moll de Gert Hoffman (1963), le chiffonnier Bentos dans la création en français de Plomb et mercure de José Herrera Petere (8.6.1965). Sous la direction de Roger Blin, il joue Clov dans Fin de partie de Beckett (1962) et un vieux paysan dans Les Charognards de Robert Weingarten, donnés d’abord au →Théâtre Municipal de Lausanne (14.3.1968). Il est le Boucher dans Les Anabaptistes de →Friedrich Dürrenmatt créés en français par Jorge Lavelli au →Grand Théâtre de Genève, Genève GE (31.3.1969). Dès 1972, A. fait partie du directoire du Théâtre de Carouge-Atelier de Genève (avec →Guillaume Chenevière, →François Rochaix et →Georges Wod). Il collabore à la mise en scène et joue Sir Tobie dans La Nuit des Rois de Shakespeare (1972), spectacle qui inaugure la nouvelle salle, où il met en scène Dracula de Bram Stoker (1973). Avec le Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, il crée aussi le rôle du Régent dans Le Creux de →Michel Viala mis en scène par François Rochaix (8.7.1974), puis celui de Schmidt dans Séance de Viala, texte qu’il réalise lui-même (8.10.1974) et il incarne le vieux paysan de L’Alpage d’→Adolf Muschg que monte →Martine Paschoud (1977). À la Comédie, on lui confie aussi des rôles combinant, sous le dehors du gentleman, les types les plus brutaux comme Sir Georges Crofts dans La Profession de Mme Warren de G. B. Shaw pour Martine Paschoud (1977), ou Sam dans Le Retour de Pinter pour Philippe Mentha (1976). Au →Théâtre Kléber-Méleau, Renens VD avec Philippe Mentha, il joue Tcheboutykine dans Les Trois Sœurs de Tchekhov (1979) puis Davies dans Le Gardien de Pinter (1987). À nouveau au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, il tient les principaux rôles du répertoire moliéresque dont Harpagon dans L’Avare pour Jean-Paul Roussillon (1987), Orgon dans Tartuffe pour Simon Eine (1989) et Arnolphe dans L’École des femmes pour →Raoul Pastor (1992); il interprète Willy Loman dans Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller réalisé par Marcel Bluwal (1982), Robert Hand dans Les Exilés de Joyce par Jacques Baillon (1988), spectacle présenté à l’Odéon à Paris, et tient le rôle-titre dans Turcaret de Lesage mis en scène par →André Steiger (1995). Pour →Benno Besson, il joue dans L’École des maris de Molière au →Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne VD et en tournée (1997). Il travaille ensuite au →Théâtre des Amis, Carouge GE, où il interprète notamment le monologue Olga ma vache de Dubillard (2002). Pour la télévision, il prête entre autres sa voix à l’Ours Paddington et, au cinéma, joue un montagnard matois dans une scène d’anthologie des Bronzés font du ski de Patrice Leconte (1979).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Maurice Aufair, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 92–93.