Michel Barras

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* 2.12.1940 Fribourg. Père de Karim Barras, comédien.

Parallèlement à l’apprentissage de graphiste, B. suit le cours élémentaire du Conservatoire de Fribourg (1956-59), où il côtoie →François Rochaix. Travaillant dans la publicité, B. réalise les affiches du →Théâtre de l’Atelier et suit notamment les cours de →Philippe Mentha au →Théâtre de Carouge (1964-67). Antigone que présente le Living Theatre l’incite à fonder le Groupe Laboratoire, rebaptisé Théâtre O pour la réalisation de Monsieur Fugue de Liliane Atlan à la →Maison des Jeunes et de la Culture de Saint-Gervais (1970). Résidant dans ce théâtre (1971-77), ce collectif inspiré des pratiques de l’Open Théâtre de Joseph Chaikin travaille sur des créations en relation avec l’actualité politique comme Marginus (1972), Civil (1975), Usu circus (1976/77); Les Nègres de Genet à la Maison de quartier de la Jonction en est la dernière production (1978). B. réalise ensuite sur la Terrasse Agrippa d’Aubigné La Passion selon P.P.P de René Kalisky (1982) et Lysistrata d’Aristophane (1985), puis au →Nouveau Théâtre de Poche, Genève GE, Elle de Genet (1992). Il joue notamment Lars Petersen dans Si l’été revenait d’Adamov mis en scène par André Steiger, au →Théâtre du Grütli, Genève GE (1983) et le Roi dans Escurial de Ghelderode monté par Aljcia Kuhn à la Cour des Miracles (1984). Dès 1981, il est chargé de cours d’improvisation pour les classes préparatoires de l’→ÉSAD, puis dès 1983 de cours d’interprétation à la →SPAD. Dans cette perspective, il fonde en 1993 le Théatroc, compagnie formée de jeunes comédiens issus des conservatoires de Genève, Lausanne et Bruxelles, qui réalise Les Serments indiscrets de Marivaux au Grütli (1994) et Archipel B d’après →Bertolt Brecht au →Théâtre de l’Usine, Genève GE (1996).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Michel Barras, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 121.