Michel Voïta

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* 1.3.1957 Cully VD.

Après avoir suivi divers ateliers dirigés par →André Steiger et →Martine Paschoud, V. entre en 1977 à l’École du Théâtre national de Strasbourg que dirige à l’époque →Claude Petitpierre et y obtient un diplôme de comédien (1980). Là, il est durablement influencé par Jean-Pierre Vincent, qui l’engage dans Peines d’amour perdues de Shakespeare (1980). Ensuite, sous la conduite d’→André Steiger il joue Victor dans Victor ou les Enfants au pouvoir de Vitrac (1981), puis le jeune notaire Félix Renaudier dans La Cagnotte de Labiche (1982), deux productions du →Centre Dramatique de Lausanne (CDL), et à la →Comédie de Genève, il tient pour lui le rôle d’Oswald dans Les Revenants d’Ibsen (1987). Auparavant, il interprète à la Comédie Lucidor dans L’Épreuve de Marivaux mise en scène par →Claude Stratz (1985) et commence à travailler avec →Hervé Loichemol, interprétant Saint-Just dans La Mort de Danton de Büchner (1982), puis composant le chœur des bergers avec →Michel Rossy dans Abraham sacrifiant de Théodore de Bèze (1983). Il collabore aussi à la mise en scène par Hervé Loichemol au CDL de L’École des femmes de Molière (1983) et de Rester partir de Bernard Chartreux (29.1.1985). Dès 1986, il joue principalement en France. Michel Dumoulin le dirige à la Collégiale de Villeneuve-lèz-Avignon dans Elle est là et Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute (1986). Au Théâtre d’Orléans, il crée le personnage de Balint dans La Traversée de l’hiver de Yasmina Reza réalisée par Patrice Kerbrat (6.10.1989) et joue pour Gildas Bourdet dans Héritage d’après Henry James (1992/93). Au Théâtre National Populaire à Villeurbanne, il tient le rôle de Cyprien de Nobili dans Les Libertins de et par Roger Planchon (8.2.1994). À la Comédie de Genève, il reprend le rôle du fils dans Des journées entières dans les arbres de Marguerite Duras que présente →Séverine Bujard (1997) et crée le rôle-titre dans Dunant de →Michel Beretti sous la conduite de →Simone Audemars (11.3.2003). Comme metteur en scène, il présente Lenz de Büchner en 1983 au Foyer de la Comédie de Genève, puis au →Nouveau Théâtre de Poche, trois pièces de Strindberg réunies sous le titre Le Combat des cerveaux (1984), L’Énéide de Denis Guénoun (26.4.1988) et Grandes espérances de Kathy Acker (14.11.1991). De Guénoun, il crée aussi Un Sémite au →Théâtre Vidy-Lausanne (24.10.1995) où il présente Comment ça va, Zassetski?, qu’il adapte de L’homme dont le monde volait en éclats d’Alexandre Luria (2000). Dès 1982, il poursuit une carrière de comédien pour le cinéma et la télévision : il est notamment Christoph, le premier rôle dans Jenatsch de →Daniel Schmid (1986), le Libraire dans La Méridienne de Jean-François Amiguet (1987), David dans À corps perdu de Léa Pool (1987) et Fornerod dans La Guerre dans le Haut-Pays de Francis Reusser (1998). Avec →Michel Toman, il est à l’origine de Galilée, programme d’occupation temporaire administré par l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) et destiné aux professionnels du spectacle et de l’audiovisuel sans emploi (1995-2000).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Michel Voïta, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2020–2021, voir figure p. 2021.

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