Nicolas Rinuy

Aus Theaterlexikon
Wechseln zu: Navigation, Suche

*  6.4.1953 Boulogne-Billancourt (F).

Après avoir suivi les cours d’art dramatique du Conservatoire populaire de Genève (1972-74), R. fréquente l’École Charles Dullin à Paris. À Genève, il débute dans Les Adieux de la Grande Duchesse de Bernard Da Costa que met en scène →Michel Grobéty au →Nouveau Théâtre de Poche et au →Théâtre Les Trois Coups (1975). Il collabore ensuite de manière régulière avec la →Comédie de Genève (1976-82), interprétant le plus souvent des rôles de jeunes naïfs, comme Tom dans Du vent dans les branches de sassafras d’Obaldia mis en scène par →André Steiger (1977), ou le rôle-titre dans Candide de Voltaire adapté par →Walter Weideli et réalisé par →Richard Vachoux (1978). Pour ce dernier, il interprète aussi Arlequin dans Le Tri­omphe de l’amour de Marivaux (1979). Il travaille ensuite avec le →Théâtre Mobile (1984-87) dans des spectacles montés par →Jean-Charles Simon, ou Michel Grobéty pour lequel il joue notamment le bachelier Samson dans Le Quichotte chevalier d’errance de Serge Ganzl (1985), puis crée aux →Arènes d’Avenches le rôle de Moctezuma dans Les Cérémonies de l’aube de Carlos Fuentes (1.7.1983). Dès 1991, il travaille régulièrement au →Théâtre du Jorat pour →Jean Chollet, et interprète entre autres le rôle de Frederi dans L’Arlésienne de Bizet (1994), puis celui de Salieri dans Mozart et Salieri d’après Pouchkine (1999); il crée aussi le rôle du Prieur dans Adélaïde et le Prieur de et présentés par Chollet à Romainmôtier (17.8.2000). Il est Gerardo dans La Jeune Fille et la Mort d’Ariel Dorfman réalisé par →Philippe Lüscher au →Théâtre poétique de l’Orangerie (1998) et crée au →Théâtre Am Stram Gram, le rôle de Tournesol dans Les Bijoux de la Castafiore d’Hergé mis en scène par →Dominique Catton (29.9.2001), repris en France et en Belgique (2002-04). Réalisateur de fictions radiophoniques comme Boulevard du théâtre, il obtient le prix de la Société suisse de radiodiffusion pour la réalisation de La Prose du Transsibérien de Cendrars avec →Jacques Probst (1998). Il est aussi récitant pour Le Roi David d’→Arthur Honegger et →René Morax, présenté sous la direction de Michel Corboz à la Salle Paderewski de Lausanne (2000). Dès 1980, il enseigne l’art dramatique à l’Académie de musique de Genève, puis au Conservatoire populaire de Genève.



Autrice: Mouna Chercher



Source:

Chercher, Mouna: Nicolas Rinuy, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1501.