Nicolas Rossier

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*  4.5.1965 Fribourg FR. ∞ 30.10.1993 Anna van Brée, costumière.

Diplômé en 1989 de l’École d’art dramatique du Théâtre national de Strasbourg, R. est engagé par le →Théâtre des Osses pour jouer Hémon dans Antigone de Sophocle dans la version d’André Bonnard (1989) et Vadius dans Les Femmes savantes de Molière (1990), sous la conduite de →Gisèle Sallin. Il est ensuite pour →Jean-Louis Hourdin le Bonimenteur dans Casimir et Caroline d’Horváth à la →Comédie de Genève (1990). En 1991, il joue et réalise en commun avec →Geneviève Pasquier Le Déjeuner sur l’arbre, textes de Pierre Bettencourt, Elias Canetti et Henri Michaux, à la Cité des spectacles à Lausanne, début d’une collaboration dans le cadre d’Acthea, qui adopte trois ans plus tard le nom de compagnie Pasquier-Rossier. Après L’Eunuque de Zanzibar ou les Prodiges de l’amour d’après Cami, qu’ils cosignent au →Théâtre Vidy-Lausanne (1993), il met en scène Conseils pratiques à l’usage des jeunes âmes timorées d’après des textes de morale catholique au →Festival de la Cité de Lausanne (1994), Dans le petit manoir de Witkiewicz à Vidy (1996), Ubu roi de Jarry à →La Bâtie-Festival de Genève (1997), Les apparences sont trompeuses de Thomas Bernhard à l’→Arsenic (1998) et Civet de cycliste, sketches de Karl Valentin au →Théâtre de Carouge (2003). Mis en scène par Geneviève Pasquier, il joue notamment le monologue Les Égouts d’après →Hugo Loetscher au Festival de la Cité (1995). Parallèlement, il mène une carrière de comédien en Suisse romande et à l’étranger. Au Théâtre Varia de Bruxelles sous la direction de Philippe Sireuil, il interprète Benny dans Commerce gourmand de Jean-Marie Piemme, créé d’abord à Villeneuve-d’Ascq (11.1.1991), Treplev dans La Mouette de Tchekhov (1992), Wolf dans Les Guerriers de Philippe Minyana au Théâtre de l’Ancre à Charleroi (1999). Pour Dominique Pitoiset, il est le jovial et naïf Alexeiev dans Oblomov de Gontcharov à Vidy et en tournée (1994), Titorelli et Franz dans Le Procès d’après Kafka au Festival d’Avignon (1996) puis Hermann dans Les Brigands de Schiller au Théâtre de la Ville à Paris (1998). Il interprète le Sémite dans Un sémite de Denis Guénoun mis en scène par →Michel Voïta à Vidy (24.10.1995). En 1998, il tient les rôles de l’Ange de l’Histoire et de l’Officier cosaque dans Ciment de Heiner Müller réalisé par →Gianni Schneider à l’Arsenic et →Philippe Mentha l’engage dans Amphytrion 38 de Giraudoux au →Théâtre Kléber-Méleau. Pour Marc Liebens, il joue Franck Meyer dans Hilda de Marie Ndiaye à Vidy (2001). Au Théâtre de Carouge, il a le rôle-titre dans Le Tartuffe ou l’Imposteur de Molière mis en scène par Dominique Pitoiset (2002-04) et celui du pathétiquement égoïste Valia dans Cinzano de Lioudmila Petrouchevskaïa que présente Roman Kozak (2003). À Vidy, il interprète Paul, l’ami, dans Visage de feu de Marius von Mayenburg réalisé par Gianni Schneider (2004). Au cinéma, il est Bernard dans Pense à moi d’Alain Bergala (1989) et tient le rôle-titre dans Samson, l’innocent de la série télévisée L’Instit (1993).



Autrice: Rita Freda



Source:

Freda, Rita: Nicolas Rossier, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1527–1528, voir figure p. 1528.