Paul-Henri Wild

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* 22.12.1897 Hamburg (D), † 13.6.1974 Lausanne VD.

Originaire de Saint-Gall, W. commence des études à Lausanne, puis durant la Première Guerre mondiale, il prend des cours avec Maurice de Féraudy, Sociétaire de la Comédie-Française lors de représentations que celui-ci vient donner en Suisse. Après avoir accompli son service militaire, il est engagé comme comique au Kursaal de Lausanne et tient entre autres, dans des opérettes, des rôles comme celui de Louchard dans La Fille de Mme Angot de Lecocq, ou d’Orlando dans Boccace de Franz von Suppé. Il travaille durant trois ans dans la troupe du Théâtre Municipal de Strasbourg sous la direction d’Henri Willefranck. À Paris ensuite, il entre au Grand-Guignol et tourne avec cette troupe durant cinq ans. Il joue aussi trois ans au Casino de Nice avant de créer La Mariée perdue de Rivoix au Théâtre de la Madeleine à Paris. À nouveau avec le Grand Guignol, il interprète le jeune Robert dans Le Système du Docteur Goudron et du Professeur Plume d’André de Lorde, le Mari dans L’Opération d’Henri Duvernois, l’Inconnu dans Hantise de Charles-Henri Méré, Loriot dans La Présentation d’Élie de Bassan (1931), parmi 200 autres pièces. De retour en Suisse durant la mobilisation, il rejoint la troupe du →Théâtre Municipal de Lausanne (TML), où sous la direction de →Jean Mauclair, il interprète entre autres le rôle de Montano dans Othello de Shakespeare (1942), Gubert dans Le Maître des forges de Georges Ohnet (1944), le Gargotier dans Les Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare (1944), le Préfet dans Chacun sa vérité de Pirandello (1944) ou le Major Lucy dans Rebecca de Daphné du Maurier (1946). Sa formation lyrique l’amène à jouer aussi l’opérette et il tient par exemple le rôle d’Achille dans La Belle Hèlène d’Offenbach (1948), celui de Périclès dans Phi-Phi de Willemetz et Follar (1950) ou Krousky dans La Veuve joyeuse de Franz Lehár (1954). Il participe aux revues annuelles chantées et dansées du TML. Durant cette période, il travaille à Radio-Lausanne où il a notamment le rôle du père de La Famille Durambois de →Samuel Chevallier. Au →Centre Dramatique Romand (CDR) sous la direction de →Charles Apothéloz, il interprète le serviteur sans âge Phylax dans Romulus le Grand (1960) et le Directeur du Collège dans La Visite de la vieille dame (1961), deux pièces de →Friedrich Dürrenmatt, puis le vieux Clément dans Les Vieux-Prés de →Jean-Paul Zimmermann (1961). Il y est aussi Codger à la création en français d’On attend un évêque d’O’Casey (16.10.1962) et Isidore Rabi, l’un des témoins de En cause: J.R. Oppenheimer d’Heinar Kippardt (1966), deux réalisations de →Philippe Mentha. Au CDR, il commence à mettre en scène quelques vaudevilles comme Je ne trompe pas mon mari de Feydeau (1963), 6e étage d’→Alfred Gehri (1966), Les Chemins de fer de Labiche (1966). Mentha l’appelle au →Théâtre de Carouge pour jouer Aristarque dans Cœur ardent d’Ostrovski (1967), puis Mr. Wren dans Les Charognards de Robert Weingarten que présente Roger Blin au TML (14.3.1968). En 1969, il participe à la fondation des →Artistes Associés de Lausanne avec lesquels il joue dans une dizaine de pièces légères ou de vaudevilles, et en monte quatre lui-même dont Vous n’avez rien à déclarer ? de Maurice Henequin et Pierre Veber, sa dernière réalisation.



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Paul-Henri Wild, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2105.

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