Pierre Banderet

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* 16.12.1954 Mutrux VD.

Après avoir suivi les cours de l’→ÉRAD à Lausanne, il est admis au Conservatoire de Paris dans les classes de Marcel Bluwal et d’Antoine Vitez (1976-79). Au Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, Jacques Lassalle lui donne le rôle de Dorante dans Les Fausses Confidences de Marivaux (1979). En 1980, il joue notamment dans Macbeth de Shakespeare que monte Jacques Rosner aux Bouffes-du-Nord, dans Kean d’après Dumas mis en scène par Jean-Pierre Brisson au Festival d’Avignon, puis il tient le rôle du Dr Treves dans Elephant man de Bernard Pomerance mis en scène par Katherine Adamov au Théâtre de la Potinière à Paris (1980). Pour Antoine Vitez, il interprète Laerte dans Hamlet de Shakespeare au Théâtre National de Chaillot (1983), rôle qu’il reprend pour Pierre Debauche au Théâtre national de Bretagne (1988). En 1984, il tient le rôle du jeune Yacha dans La Cerisaie de Tchekhov mise en scène par Manfred Karge et →Matthias Langhoff à la →Comédie de Genève, Genève GE, où il joue aussi Georges Fromental dans Moi! de Labiche pour →Benno Besson (1984), Ray dans El Sisisi de Michel Deutsch réalisé par Robert Gironès (1986), Nathan dans Les Contes d’Hoffmann de et par Denis Guénoun (1987), Kostia puis Oleg dans Le Suicidé de Nicolaï Erdman (1987) et la figure au mysticisme retenu de l’abbé Badilon dans L’Otage de Claudel (1991), deux mises en scène de →Claude Stratz. Pour →Philippe Morand il incarne l’avocat Elmer dans Maison de poupée d’Ibsen au →[[Nouveau Théâtre de Poche], Genève GE] (1992-93) et, pour →Bernard Meister, Verchinine dans Les Trois Sœurs de Tchekhov au →Théâtre du Grütli, Genève GE (1993), où il tient aussi le rôle principal dans L’Amour du monde d’après →Charles Ferdinand Ramuz mis en scène par →Pierre Dubey (1995). Il joue ensuite dans Faust de Marlowe mis en scène par Stuart Seide au Théâtre de la Ville de Paris, puis Dominique Pitoiset lui donne plusieurs rôles dans Le Procès de Kafka au Festival d’Avignon (1996) et celui du Pasteur Moser-Ratman dans Les Brigands de Schiller au Théâtre de la Ville de Paris (1998). Pour →Philippe Mentha, il est le dieu Mercure dans Amphitryon 38 de Giraudoux au →Théâtre Kléber-Méleau, Renens VD (1999). Au Théâtre-Studio d’Alfortville, il travaille sous la direction de Christian Benedetti dans Sauvés de Bond (1999) et il est Léo Schwartz dans Supermarché de Biljana Srbljanovic (2003). Au Théâtre Montparnasse, il joue dans À torts et à raisons de Donald Harwood que met en scène Marcel Bluwal (2000). En 2001/02, il reprend le rôle du Procureur dans Les Forts, les faibles de Jean-Marie Piemme pour Philippe Morand au Poche, à Genève. Dans le cadre d’Expo.02, il crée le rôle de Gérald dans Artemisia, texte de Denis Rabaglia et →Ahmed Belbachir réalisé par →Robert Bouvier (3.9.2002). Au cinéma, il joue dans une quinzaine de films dont huit de Robert Guédiguian (1984-2000), pour lequel il est notamment Monsieur Ébrard dans Marius et Jeannette (1997) et Claude, le banquier dans La Ville est tranquille (2000).



Autrice: Françoise Dubor



Source:

Dubor, Françoise: Pierre Banderet, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 111–112.