Pierre Maurice

Aus Theaterlexikon
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*  13.11.1868 Allaman VD, † 25.12.1936 Genève.

Initié à la musique par →Hugo de Senger et →Émile Jaques-Dalcroze, M. entreprend en 1891 des études au Conservatoire de Paris. Il y étudie l’harmonie avec Albert Lavignac, le contrepoint et la fugue avec André Gédalge et la composition avec Jules Massenet. Il écrit à cette époque la suite symphonique Pêcheur d’Islande d’après Pierre Loti, qui reste l’une de ses œuvres les plus fréquemment jouées. Attiré par le théâtre lyrique, il donne La Fille de Jephté, drame biblique créé en 1899 et plusieurs fois repris sous forme d’oratorio, puis Le Drapeau blanc, opéra en un acte inspiré par un épisode de la guerre du Transvaal, qui est créé en 1903 au Théâtre de Cassel. À l’exception d’une vingtaine de mélodies et de trois œuvres orchestrales, il compose surtout pour le théâtre lyrique des œuvres dont il écrit aussi les livrets. Sensible, malgré sa formation française, à l’esthétique germanique, fervent admirateur de →Richard Wagner, il s’installe à Munich en 1900. Son opéra le plus souvent représenté est Misé Brun, créé à Stuttgart en 1908 et repris, notamment en 1933 sous l’égide d’un éphémère Théâtre lyrique romand, à Fribourg, Yverdon, Vevey, Genève et Lausanne avec Colette Wyss et →Hugues Cuenod dans les rôles principaux. Présenté à Weimar en 1913, Lanval disparaît en revanche rapidement de l’affiche. Cette même année, il achève le drame lyrique, Andromède, qui doit attendre 1924 pour être monté à Bâle. De retour en Suisse en 1917, il termine un ballet-pantomime, Arambel, donné en 1920 à Zurich lors des fêtes annuelles de l’Association des musiciens suisses. En 1921, il compose La nuit tous les chats sont gris, opéra-comique d’après Matteo Bandello. Cette partition, qui a pour cadre Venise au XVIesiècle, est créée en 1924 au →Stadttheater de Zurich et reprise la même année à Kiel: sa musique vive, colorée et sa qualité d’écriture inscrivent l’œuvre parmi les réussites du théâtre lyrique suisse du premier quart du XXesiècle.Après un second ballet, Die Tanzlegendchen, puis une Nativité représentée à Yverdon en 1933, il laisse à l’état de manuscrit achevé l’opérette La Vengeance de Pharaon, sa dernière œuvre.

Bibliographie

  • Madeleine Maurice, P. M. 1868-1936. Avec une étude sur P. M. musicien par Charles Koechlin. Genève, Kundig, 1938.


Auteur: Jacques Tchamkerten



Source:

Tchamkerten, Jacques: Pierre Maurice, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1208–1209.

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