Pierre Walker

Aus Theaterlexikon
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* 24.8.1926 Lausanne VD, † 21.3.2003 Lausanne VD. Prénommé officiellement Albert.

Au →Conservatoire de Lausanne, W. suit dès 1944 les cours de →Paul Pasquier, puis ceux du Centre d’apprentissage d’art dramatique de la rue Blanche à Paris (1945-47); à son retour, il joue Hérode dans Trente écus et trois clous d’André-Paul Zeller que présente Paul Pasquier au →Théâtre de La Chaux-de-Fonds (1948). Il se forme comme régisseur et opérateur (1949-52) puis devient metteur en ondes en 1953 à Radio-Lausanne, qui devient la Radio Suisse Romande (RSR) dans les années soixante. Pour Pasquier et son Centre dramatique romand, il tient le rôle de Maître Blazius dans On ne badine pas avec l’amour de Musset (1954). Il participe à la réalisation d’Antigone d’Anouilh aux →Arènes d’Avenches (1954) où, mis en scène par →Daniel Fillion, il est ensuite Moralès dans Montserrat d’Emmanuel Roblès (1955). Avec les Artistes du Théâtre Municipal de Lausanne, il joue en tournée romande dans Le Malade imaginaire de Molière (1956), puis dans Le Légataire universel de Regnard et Le Mariage forcé de Molière (1958). Sous la direction de →Charles Apothéloz, il tient au →Théâtre de Beaulieu le rôle imposant du Préfet dans Le Revizor de Gogol adapté par →Alfred Gehri (1958) et, au →Théâtre Municipal de Lausanne (TML), il est Biscarat dans Les Trois Mousquetaires qu’il a lui même adaptés d’après Dumas (31.12.1959); dans le cadre du →Centre Dramatique Romand (CDR), il interprète aussi l’un des aveugles dans La Visite de la vieille dame de →Friedrich Dürrenmatt (1961) et Howard, le patron, dans Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller (1965). Avec le CDR, il met notamment en scène Huis-clos et La P… respectueuse de Sartre aux →Faux-Nez en 1961, puis au TML Douze hommes en colère de Reginald Rose (1961, 1969) et Antigone d’Anouilh (1962). En 1960, avec le soutien du Conservatoire, du TML et de la RSR, il fonde à Lausanne l’→ÉRAD, qu’il dirige jusqu’en 1974. En 1969, il est l’un des fondateurs des →Artistes Associés de Lausanne avec lesquels il monte Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras (1970). De 1970 à 1973, il réalise avec le Théâtre de la Trappe La Locandiera et Le Menteur, de Goldoni puis Le Timide arrogant de Goldsmith. Succédant à →Géo H. Blanc, il devient ensuite chef du département dramatique de la RSR (1973-88). Comme réalisateur, il obtient à plusieurs reprises le prix Paul Gilson de la communauté des radios publiques de langue française et en 1963 le prix Italia pour sa pièce Le Refus. Au cinéma, il tient des rôles d’autorité comme l’Inspecteur de la régie dans La Salamandre (1971), ou le président dans Le Milieu du monde (1974), deux films d’Alain Tanner. Il joue à nouveau un président pour L’Affaire suisse de Peter Ammann (1978), interprète des directeurs et des médecins-chefs comme dans Le Fou de Claude Goretta (1970) et La Chambre d’Yvan Butler (1982), et il tient le rôle de Carron dans Le Dernier Regard de l’aigle de Jean-Jacques Lagrange (1980).



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Pierre Walker, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 2041–2042.