Rimert

Aus Theaterlexikon
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*  8.1.1890 Montrouget (F), †  23.3.1974 Thônex GE. De son vrai nom Méry, Firmin Octave, dit Fernand. ∞ Lina Maurès, comédienne († 1930).

D’abord chanteur de cabaret à Paris, R. joue ensuite en province, notamment à Lyon, au Théâtre de l’Horloge et au Casino où il reste trois ans. Remarqué par →Alfred Fradel, il entre dans la troupe du →Casino-Théâtre de Genève comme grand premier comique (1921-37), puis comme comique au côté d’→Henri Lauriac (1941-62). Hormis l’exception notable du rôle d’Argan dans Le Malade imaginaire de Molière qu’il tient avec classe en 1928 au →Grand Théâtre de Genève, avec →René-Louis Piachaud pour la ligue contre la tuberculose, il reste cantonné au répertoire boulevardier, jouant plus de 300 pièces et une trentaine de revues. Il excelle dans les personnages de troupier godiche des vaudevilles militaires comme La Guillaumette dans Le Train de 8h.47 de Courteline (1923, 1925, 1928, 1934, 1947, 1959), et toutes celles d’André Mouëzy-Éon qui lui offrent quelques-uns de ses rôles les plus appréciés, comme le Capitaine Reverchon dans Le Tampon du Capiston (1923, 1961), le Caporal Bourrache dans Tire-au-flanc (1933, 1947, 1954), le braconnier retors Biccard dit le Bouif dans Le Crime du Bouif (1923, 1925, 1929, 1932, 1935, 1949, 1954), Bibi le pauvre diable au grand cœur dans Bibi-la-purée (1932), le gouailleur Galupin dans 600’000 francs par mois (1933, 1942). Il y crée aussi notamment les rôles du jovial Gustave Moichon dans Millionnaire de Georges Oltramare et Alfred Poulin (6.1.1931) et Telgruc le héros fantasque de L’Illustre Inconnu (26.11.1943) puis l’avocat véreux Maître Blaisois dans Et ta sœur! (26.1.1951), deux pièces d’→Alfred Gehri mises en scène par →Alfred Penay. Pour →Claude Fradel, il est Pirate, le truculent clochard violoniste de Tout pour Flora de →Gisèle Ansorge (23.11.1962). De 1937 à 1941, il vit à Paris, où il joue au Théâtre Déjazet dans Tire au flanc et dans Jules, couche-toi là de Mouëzy-Éon et Le Lycée Papillon de Jean Guitton (1937), puis participe aux tournées Valmy de revues en France. De retour au Casino-Théâtre en 1941, son répertoire s’élargit aux rôles de fonctionnaires véreux comme Me Lèbre, le juge du Coup du 2 décembre de Bernard Zimmer réalisé par Penay (1946), de mari trompé comme François Louvrière dans Ma femme est à vous de Jean de Létraz (1959) ou de père comme dans Les Portes claques de Michel Fermaud (1960), deux mises en scène de Claude Fradel, pour qui il joue encore son dernier grand rôle, L’Abbé Brignole, dans Le Curé de Saint-Amour de Jean Guitton (1959). En 1953, il reçoit les insignes français d’officier d’instruction publique.



Auteur: Juliane Bourgeois



Source:

Bourgeois, Juliane: Rimert, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1498–1499.