Rose Féart

Aus Theaterlexikon
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*  26.3.1878 Saint-Riquier (F), †  5.10.1954 Genève.

Pour l’état civil Rose Gaultier, puis Rose Michel. Après des études au Conservatoire de Paris, où elle obtient un premier prix de chant et un premier prix d’opéra (1902), F. entre à l’Opéra de Paris (1902-13). Soprano, elle débute dans le rôle de Donna Anna du Don Juan de Mozart. Elle y chante dès 1903 les rôles de Valentine dans Les Huguenots de Meyerbeer, Léonore dans Le Trouvère de Verdi (1904), Phèdre dans Ariane de Massenet (1906) et dans les opéras de →Richard Wagner, elle est Élisabeth dans Tannhäuser (1903), Brangaine dans Tristan et Isolde (1904), Ortrude (1906) puis Elsa dans Lohengrin (1910), Brunehilde dans La Walkyrie (1906) et Gutrune dans Le Crépuscule des dieux (1908). Claude Debussy la désigne pour incarner Mélisande lors de la première à Londres, au Covent Garden Opera, de Pelléas et Mélisande (1909), rôle qu’elle reprend en 1918/19 à Genève. Lors de sa première apparition en Suisse, elle tient le rôle-titre d’Alceste de Gluck sous la direction d’→Albert Paychère à la →Comédie de Genève, Genève GE et à la Salle de la Réformation (1918), où ce spectacle obtient un succès considérable, dû en bonne partie à la noblesse de son interprétation et de son impeccable diction qui impressionnent profondément le public genevois. Au Grand Théâtre, elle incarne deux autres héroïnes de Gluck: Armide dans Armide (1919) et Iphigénie dans Iphigénie en Tauride (1920). Elle y reprend le rôle de Donna Anna dans Don Juan de Mozart (1918/19), et tient celui d’Elsa dans Lohengrin de Wagner (1921). Elle donne aussi de nombreux récitals de musique française, interprétant Berlioz, André Caplet, Debussy, Fauré et →Arthur Honegger ou des compositeurs plus anciens comme Lully et Rameau. Attentive à la musique de son temps, elle chante à Genève Les Pâques à New York d’Arthur Honegger et Blaise Cendrars (1924), première audition de cette œuvre en Europe. Elle cesse ses activités lyriques en 1931 et se consacre jusqu’à la fin de sa vie à l’enseignement . Elle enseigne au Conservatoire de Genève (1918-29; 1936-54), formant entre autres Marie-Louise de Montmollin, →Denyse Orval et →Derrik Olsen. Il ne semble pas qu’elle ait laissé d’enregistrement.



Auteur: Jacques Tchamkerten



Source:

Tchamkerten, Jacques: Rose Féart, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 567–568, voir figure p. 568.