Samuel Baud-Bovy

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*  27.11.1906 Genève, † 2.11.1986 Genève.

B. commence des études de lettres à l’Université de Genève. En parallèle, il travaille la musique avec →Émile Jaques-Dalcroze puis étudie le violon avec Fernand Closset et les branches théoriques avec Charles Chaix au Conservatoire de musique de Genève. En 1926, il part pour Vienne où il est notamment l’élève de Rudolf Nilius pour la direction d’orchestre et de Guido Adler pour l’histoire de la musique. En 1928, il se rend à Paris où il étudie la composition avec Paul Dukas et la musicologie avec André Pirro. Il suit des cours de direction avec Felix Weingartner, à Bâle, et avec Hermann Scherchen, à Genève. De 1929 à 1931, il étudie en Grèce la musique ecclésiastique et la chanson populaire, à laquelle il consacre en 1936 sa thèse de doctorat. À son retour, il est nommé professeur de grec moderne à l’Université de Genève (1931-57). Il reprend des mains d’Otto Barblan la direction de la Société de chant sacré (1938-76), avec laquelle il crée plusieurs œuvres suisses, dont Golgotha de →Frank Martin en 1949. Hôte régulier de l’Orchestre de la Suisse Romande pour de nombreux concerts et représentations lyriques, il dirige à Genève plusieurs opéras (1928-67), parmi lesquels figurent des ouvrages de compositeurs helvétiques tels que Jaques-Dalcroze, →Gustave Doret, →Arthur Honegger ou →Pierre Wissmer. Il dirige Let’s make an opera de Benjamin Britten et The rake’s progress d’Igor Strawinsky représenté à Genève, en 1952, en présence du compositeur. Musicologue, spécialiste de l’œuvre de →Jean-Jacques Rousseau, il établit la réalisation du seul fragment conservé des Muses galantes qu’il monte en 1957, à la tête d’un groupe de professeurs et d’étudiants du Conservatoire de Genève. Il collabore aussi à l’édition des œuvres de Rousseau dans la collection La Pléiade. Il consacre l’essentiel de ses travaux à la chanson populaire grecque au sujet de laquelle il laisse plusieurs ouvrages dont La Chanson populaire grecque du Dodécanèse (Genève, 1936), Études sur la chanson cleftique (Athènes, 1958), Chansons populaires de Crète occidentale (Genève, 1972). Enseignant la direction d’orchestre au Conservatoire de Genève dès 1933, il est directeur de cette institution de 1957 à 1970.



Auteur: Jacques Tchamkerten



Source:

Tchamkerten, Jacques: Samuel Baud-Bovy, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 130.