Serge Martin

Aus Theaterlexikon
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*  17.10.1947 Saint-Just (F). ∞ 1986 →Évelyne Ca­stellino, chorégraphe.

M. suit d’abord les cours de Pierre Lebar (1966-68) et débute sous sa direction au Théâtre Municipal de Montpellier avant de se former à l’École Jacques Lecoq à Paris (1968-70). Avec sept condisciples diplômés en 1970, il fonde en Nouvelle-Zélande le Theater Action qui présente des créations collectives, notamment au Festival de Wellington (1970-73). À l’École Jacques Lecoq lorsqu’il revient en France, il enseigne l’improvisation, l’analyse des mouvements, l’acrobatie et différents styles de jeu dont la commedia dell’arte et la bouffonnerie (1974-80). Jacques Rosner lui confie l’entraînement des acteurs du Jeune théâtre national avant d’en faire son assistant notamment pour La Double Inconstance de Marivaux (1976) et Les Prodiges de Jean Vauthier (1976) aux Bouffes-du-Nord et enfin Le Mariage de Figaro de Beaumarchais à la Comédie-Française (1977). À Paris, M. fonde ensuite une école théâtrale qui porte son nom (1978-87). Avec sa compagnie, le Dal théâtre, il signe des adaptations comme Le Bleu du ciel d’après Georges Bataille à la Cité Internationale à Paris et en tournée en France (1979-81), Le Capricant de Raymond Dutherque à Lyon et Paris (1980), Les Bouffons à Paris et au Festival d’Avignon off (1982-83) et une de ses pièces intitulée La Cour des miracles à Paris et en tournée en Europe de l’Est (1983-84). Il rédige un numéro double (no13/14) de la revue Bouffonneries, intitulé Le Fou, roi des théâtres (Cazilhac (F), 1985). Installé en Suisse dès 1985, il poursuit comme pédagogue en fondant à Genève sa propre école dont les travaux sont présentés notamment lors de l’ouverture du →Théâtre du Grütli (11.11.1988). Au Grütli, il met aussi en scène Les Nuits de la folie, textes d’Érasme, Ghelderode et de lui-même (1989), et Croisades de Michel Azama, pièce dans laquelle il joue Zack (1991). Pour le Théâtre Claque de Lausanne, il signe la mise en scène de Bouches décousues de Jasmine Dubé à l’Entrepôt 23, spectacle longtemps présenté dans les écoles vaudoises (1989-96). Au pont Butin à Genève, il réalise en plein air La Tempête d’après Shakespeare (1996) et son adaptation de Quichotte d’après Cervantès (Lausanne, l’Âge d’homme, 1997), où il tient le rôle-titre (18.6.1997). Au →Théâtre de la Parfumerie, il monte Le Silence de la mer de Vercors (1999) et ses propres textes Le Radeau de la Méduse (31.8.1999) et Territoires (21.3.2002). Au →Nouveau Théâtre de Poche, il interprète l’Homme grave et l’Homme au jerrican dans Un cerf-volant sur l’avant-bras de Jean Cagnard que monte →Philippe Morand (22.2.2002) et le Père dans Eddy, fils de pute de et réalisé par Jérôme Robart, créé d’abord à Théâtre Ouvert à Paris (26.9.2003). Il collabore avec la Compagnie 100% Acrylique des chorégraphes Évelyne Castellino et Nathalie Jaggi, notamment à la Maison de quartier de la Jonction pour Participe passé, futur antérieur (1985), au →Théâtre Pitoëff Désire perdre pied (1986) et au Relais de Château-Rouge à Annemasse pour On achève bien les chevaux d’après Mc Coy (2000-03).



Autrice/Auteur: Lisa De Rycke/François Marin



Source:

De Rycke, Lisa/Marin, François: Serge Martin, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1191–1192.