Théâtre de l’Orangerie, Genève GE

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Lieu de production et d’accueil

Le T. est situé dans le parc de La Grange, autrefois domaine essentiellement agricole, réservant toutefois des espaces d’agrément aux abords de la maison du maître des lieux. En 1800, le domaine devient propriété de la famille Favre et dès 1853, François Edmond Favre fait construire notamment deux serres et une orangerie doublée d’un petit théâtre d’usage privé, inauguré le 11 mars 1856 avec Le Gendre de M. Poirier d’Émile Augier et Jules Sandeau. En 1917, William Favre, resté sans descendance, fait don à la Ville de Genève du parc de La Grange qui devient ainsi un lieu public inaliénable à perpétuité, ouvert le 27 avril 1918. Depuis lors, une réfection générale de la grande orangerie-théâtre a lieu en 1937. Il semble que la scène ait été murée avant 1968, alors que les locaux étaient déjà occupés par le Service des espaces verts et de l’environnement (SEVE). Ce service a transformé la scène en locaux cloisonnés. Depuis 1982, l’orangerie retrouve son affectation mixte d’origine. Elle abrite ainsi les plantes tropicales du SEVE pendant la saison froide, alors que chaque été, des représentations théâtrales s’y déroulent. →Richard Vachoux s’y installe en 1982 et fonde le Théâtre poétique de l’Orangerie qu’il dirige jusqu’en 1995. Il présente dans ce lieu estival trois à quatre spectacles, des montages poétiques et musicaux, accompagnés par la suite d’une pièce du répertoire comme Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (1991), Hernani d’Hugo (1992), On ne badine pas avec l’amour de Musset (1994). →Philippe Lüscher y crée aussi ses textes, Rimbaud-Verlaine, drôle de ménage! (20.8.1991), Malinche, mémoire du peuple aztèque (23.6.1992), Satiricon 94 d’après Pétrone (20.7.1994). En 1995, il dirige le lieu en collaboration avec Vachoux, puis lui succède comme directeur artistique (1996-99). Dès 1997, Lüscher présente des saisons d’été principalement théâtrales, accueille des réalisations notamment de →Cyril Kaiser, de →Jean Chollet, de →Charles Joris ou d’Henri Ronse et le lieu prend dès lors son appellation actuelle. Durant cette période, Lüscher crée son texte, Je me souviens de cette nuit à Valparaiso (23.7.1998) et →André Steiger joue et met en scène Les Bruits de la passion de →Michel Beretti (18.8.1998). En novembre 1999, Matthieu Chardet est nommé directeur du T. Il poursuit la politique d’ouverture et d’accueil de Lüscher, panache sa programmation de spectacles musicaux et, dès 2001, propose des spectacles pour jeune public.

Données techniques

adresse, parc de La Grange, av. William-Favre. Espace modulable dans une salle de 20 m. sur 9 m. 50; la hauteur sous le gril est de 5 m. 50 et le plafond est à 6 m. 30. La jauge varie jusqu’à 110 places.



Auteur: François Marin



Source:

Marin, François: Théâtre de l’Orangerie, Genève GE, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1910.