Violette Fleury

Aus Theaterlexikon
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*  21.6.1906 Genève, †  vers 1989, en France. Née de Gunten, fille du poète Jean Violette. ∞ Io Marcel Vidal, comédien.

De brèves études de chant et de piano à Genève la conduisent au Conservatoire de Paris. Vers 1930, elle joue à Paris dans plusieurs opérettes et spectacles de music-hall de la Porte-Saint-Martin, du Châtelet et de Marigny. De retour à Genève, elle incarne Mady dans La Rumba de Jean Badès et Louis Rey au →Kursaal (3.9.1937). Au →Théâtre Municipal de Lausanne (TML), elle tient le rôle de Joséphine Bonaparte dans Marengo d’Henri Mugnier et Georges Pileur mis en scène par →Jean Mauclair (19.1.1939). Durant la guerre, elle entre dans la troupe du TML, où elle joue pour la saison de comédie des rôles comme la servante Rosine dans Deux douzaines de roses écarlates d’Aldo de Benedetti que Mauclair met en scène (1943/44) ou Renée dans Voyage sans itinéraire de Michel Jaccard et Sacha Guitry (1943/44). Engagée aussi pour les saisons lyriques, elle interprète le rôle de la Bohémienne dans Rigoletto de Verdi (1945) et chante dans des opérettes comme Phi-Phi de Willemetz et Henri Christiné (1945). Chaque année,­ sa vivacité et son enjouement sont appréciés dans les revues de Ruy Blag au TML, où elle joue par ailleurs Aurélie Coq dans Frénésie de Charles Peyret-Chappuis (1946), Berthe Moineau l’épouse d’Un homme en or de Roger Ferdinand (1951), la prostituée Louchenka dans Crime et Châtiment d’après Dostoïevski que met en scène Mauclair (1951). Pour →Jean Hort, elle crée le rôle de Berthe dans Les Derniers du 6e étage d’→Alfred Gehri au TML (29.12.1955). À la →Comédie de Genève, Genève GE, elle tient une trentaine de rôles (1952-76) notamment pour →Maurice Jacquelin ceux de petites femmes pleines de vie comme Germaine Lescalier dans 6e étage d’Alfred Gehri (1954) ou des originales comme Mme Raymondi dans La Reine blanche de Barillet et Grédy (1955). Pour →André Talmès, elle est la désargentée et cocasse Comtesse de Milleret dans Le Vison à cinq pattes de Constance Coline (1960) et l’Américaine Clarisse dans Le Sexe faible d’Édouard Bourdet (1964). Sous la direction de Charles Gantillon, elle joue Thérèse la domestique retorse du Faiseur de Balzac (1962). Dès le milieu des années soixante, elle a plutôt des rôles de femme âgée comme Violetta dans La Rose tatouée de Tennessee Williams mise en scène par Pierre Valde (1966), ou la veuve Nàccheri dans Comme avant, mieux qu’avant de Pirandello monté par Dominique Rozan (1967). Elle y interprète aussi des personnages fantasques comme la gouailleuse Lolotte dans Et à la fin était le bang d’Obaldia mis en scène par →Gérard Carrat (1970), ou Joséphine la folle de la Concorde dans La Folle de Chaillot que réalise →Richard Vachoux (1975) et Armande Mangebois dans Intermezzo présenté par →Jean Bruno (1976), deux pièces de Giraudoux. Pour le jeune cinéma suisse des années septante, elle joue les mères comme dans Hachisch de →Michel Soutter (1968), ou dans La Salamandre d’Alain Tanner (1971) et tient le petit rôle d’Alice Porchet dans Le Jour des noces de Claude Goretta (1971). Remariée à la fin des années septante, elle part en France, où on perd sa trace.



Autrice: Mouna Chercher



Source:

Chercher, Mouna: Violette Fleury, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 606–607.