Vincent Perez

Aus Theaterlexikon
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*  10.6.1964 Lausanne VD.

P. fréquente l’→ÉSAD (1982-83) puis l’École d’art dramatique du Conservatoire de Paris (1984-86), et termine sa formation à l’École du Théâtre des Amandiers de Nanterre dirigée par Pierre Romans et Patrice Chéreau (1986-87). Sous la direction de Chéreau, il joue à Nanterre Serge Voïnitzev dans Platonov de Tchekhov (1987) et Laërte dans Hamlet de Shakespeare (1988). Dirigé par Pierre Romans, il est l’Argien dans Penthésilée (1987) et tient plusieurs rôles dans La Petite Catherine de Heilbronn (1988), deux pièces de Kleist, puis Treplev dans Chronique d’une après-midi d’après Tchekhov au Festival d’Avignon (1988). Il travaille ensuite pour Lucien Pintillé dans Il faut passer par les nuages de François Billetdoux au Théâtre de la Ville à Paris (1988). Il mène surtout, dès lors, une carrière cinématographique. Après avoir joué Armand dans Gardien de nuit de Jean-Pierre Limosin (1986) et Serge dans Hôtel de France de Chéreau (1987), il tourne dans La Maison de Jade de Nadine Trintignant (1988). Il a le rôle du jeune et beau Christian dans Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990), puis celui du Baron de Sigognac dans Capitaine Fracasse d’Ettore Scola (1991). Pour Claude Pinoteau, il interprète Jacques Sénéchal dans La Neige et le Feu (1991). Régis Wargnier lui donne le rôle de Jean-Baptiste dans Indochine (1992). Il participe à plusieurs films de Chéreau: il est La Môle dans La Reine Margot (1994), puis le travesti Viviane dans Ceux qui m’aiment prendront le train (1998). Il joue Nevers dans Le Bossu tourné par Philippe de Broca (1997), Morel dans Le Temps retrouvé pour Raoul Ruiz (1999) et Fanfan dans Fanfan la Tulipe réalisé par Gérard Krawczyk (2003). Dès 1996, il tient les premiers rôles dans des productions anglo-saxonnes comme The Crow: City of Angels de Tim Pope (1996), Shot through the Heart de David Attwood (1998), Swept from the Sea de Beeban Kedran (1998), Talk of Angels de Nick Hamm (1998), I dream of Africa d’Hugh Hudson (2000) et Bride of the Wind de Bruce Beresford (2002). Comme réalisateur, il signe notamment deux courts métrages, L’Échange dont il écrit aussi le scénario (1992) et Rien dire (1999), puis il tourne son premier long métrage Peau d’ange (2002). Il a reçu le prix Jean Gabin 1992, le désignant comme jeune comédien espoir du cinéma français.



Autrice: Françoise Dubor



Source:

Dubor, Françoise: Vincent Perez, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1389–1390.