Luc Bondy

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*  17.7.1948 Zurich. Fils de François Bondy, écrivain et essayiste.

Après avoir suivi à Paris les cours de Jacques Lecoq, il devient en 1969 assistant de mise en scène au Thalia Theater à Hambourg. Après trois ans au directoire du Frankfurter Schauspiel (1973-1975), il est engagé comme metteur en scène notamment à la Schaubühne am Halleschen Ufer de Berlin, alors dirigée par Peter Stein, et au Deutsches Schauspielhaus de Hambourg. B. réalise, à l’Opéra de Hambourg, Lulu (1978) et Wozzeck d’Alban Berg (1981), ses premières mises en scène lyriques. Suivent notamment, au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles, Così fan tutte de Mozart (1984) et Le Couronnement de Poppée de Monteverdi (1989), à l’Opéra de Vienne, Don Giovanni de Mozart (1990), au Festival de Salzbourg, Salomé de Richard Strauss (1992) et Les Noces de Figaro de Mozart (1995), au Théâtre Musical du Châtelet, à Paris, Don Carlos de Verdi (1996) et au Festival d’Aix-en-Provence, The Turn of the Screw de Britten (2001). Sa rencontre avec Botho Strauss est marquante. À la Schaubühne de Berlin, qu’il codirige de 1985 à 1987, il crée Kalldewey, Farce (19.6.1982) et monte ensuite Die Fremdenführerin (15.2.1986), Die Zeit und das Zimmer (8.2.1989), Schlusschor (1992). De Strauss, il présente encore Das Gleichgewicht au Festival de Salzbourg (1993), et crée Unerwartete Rückkehr avec le Berliner Ensemble (9.3.2002). Il crée en français deux pièces d’Arthur Schnitzler, Terre étrangère au Théâtre des Amandiers de Nanterre (2.2.1984) et Le Chemin solitaire au Théâtre Renaud-Barraud à Paris (10.10.1989), qui lui vaut le Grand Prix Dominique de la mise en scène (1990). En Suisse, il dirige notamment, au →Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne VD, John Gabriel Borkman d’Ibsen (1993), Jouer avec le feu de Strindberg (1996) et En attendant Godot de Beckett (1999). Ses mises en scène révèlent l’ambivalence des personnages et soulignent la complexité des émotions, plus particulièrement, les sentiments amoureux. À l’opéra, comme au théâtre, il privilégie une interprétation intimiste et non politique des textes. Après un recueil de conversations (La Fête de l’instant, Arles, 1996), il publie Wo war ich? (Zurich, 1998) traduit sous le titre Dites-moi qui je suis pour vous (Paris, 1999). En 1997, il est nommé professeur au Max-Reinhardt-Seminar de Vienne et reprend la direction du département théâtre du Festival de Vienne avant d’en devenir le directeur artistique en 2002. B. reçoit en Suisse l’→Anneau Hans-Reinhart (1997) et en Allemagne le prix de la Fondation Preussische Seehandlung (1998).

Bibliographie

  • Dietmar N. Schmidt (Dir.), Regie...L. B., Berlin, 1991.
  • "Autour de l’œuvre de L. B.", in Alternatives théâtrales no  44, Bruxelles, 1993.
  • Fritz, François & L. B. Clan des Dramas und der Lettern, in Du, Zurich, 10/1998.


Autrice: Anne-Catherine Sutermeister



Source:

Sutermeister, Anne-Catherine: Luc Bondy, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 235–236.