Théâtrale de Bienne, Bienne BE

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Groupe théâtral d’amateurs

Fondée le 10 janvier 1909 sous le nom de Société théâtrale populaire, la T. est issue du groupe littéraire attaché à la Bienne-romande, société locale de gymnastique. En 1926, elle fait partie des membres fondateurs de la Fédération romande des sociétés théâtrales d’amateurs (→FSSTA). Équipe dynamique, la T. a déjà présenté en 1927 plus de quarante pièces dont plusieurs sont dues à des auteurs romands comme Ed. Genevay, Auguste Huguenin ou des membres de la T. Le groupe joue par ailleurs surtout des drames et des mélodrames comme Les Deux Orphelines d’Adolphe Ennery et Cormon (1934), des vaudevilles et des opérettes comme La Dame blanche de Scribe et Boieldieu. En 1959, pour son jubilé, la T. choisit Jedermann de Hofmannsthal, un spectacle à grande distribution joué sur une place de la vieille ville et dirigé par Henri Vuilleumier, qui anime la société jusqu’en 1967. Dès lors, au rythme d’une pièce par année, le travail de réalisation est plus poussé et la T. présente des textes comme Le Lieutenant Tenant de Pierre Gripari (1967). La société est ensuite animée par Norbert Kneubühler (1967-87), qui monte entre autres Je veux voir Mioussov de Kataïev (1969). Sous son impulsion, la T. entame une fructueuse collaboration avec le →Théâtre Populaire Romand (TPR). Ses comédiens participent à la parade pour Les Augustes de →Bernard Liègme, spectacle créé par →Charles Joris en collaboration avec la Fédération jurassienne des sociétés de théâtre d’amateurs (28.7.1972). Charles Joris mène encore les membres de la T. dans La Charrue et les Étoiles de Sean O’Casey (1973), dans la création collective Les Comptes d’une nuit d’été (1977) et dans La Cuisine d’Arnold Wesker (1984). Cette année-là pour ses 75 ans, la Société obtient le prix de la Ville de Bienne. Parallèlement, la T. joue aussi sous la direction de Norbert Kneubühler Cabaret rustique, spectacle créé à partir de l’œuvre de l’écrivain franc-comtois Louis Pergaud (1978) et L’Amour des trois oranges de Carlo Gozzi, primé par le Canton de Berne (1982), puis Ils étaient venus pour…, fresque villageoise de la Québécoise Marie Laberge (1986). Depuis 1987, la société est notamment animée par Michel Villars. Charles Joris vient y mettre en scène Iphigénie Hôtel de Michel Vinaver (1991). Parmi ses réalisations récentes les plus remarquables, la T. retient Casimir et Caroline d’Horváth (1993), L’École de danse de Goldoni (1995) et Rien pour Pehuajó de Julio Cortazar (1998).



Autrice: Mylène Richard



Source:

Richard Mylène: Théâtrale de Bienne, Bienne BE, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1898.