Les Montreurs d’images, Genève GE

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Compagnie indépendante de théâtre

Dès leur fondation en 1978, les M. ont pour directrice artistique Monique Décosterd, qui signe la plupart des mises en scène; d’abord danseuse au →Grand Théâtre de Genève (1966-69), elle enseigne sous la direction de →Serge Golovine au Centre de ballet de Genève (1969-71), puis ouvre sa propre École de danse contemporaine, à Thônex (1971-73), avant de poursuivre sa formation aux États-Unis (1973-75), avec notamment Peter Schumann du Bread and Puppet Theatre. De retour à Genève, elle fait partie de la Compagnie de la Lune Rouge — l’une des initiatrices du premier →Festival du Bois de la Bâtie en 1977 — qui se scinde l’année suivante en deux équipes, le →Théâtre du Loup d’une part et les M. de l’autre, qui comptent aussi parmi leurs fondateurs la comédienne Nathalie Rapaille, attachée à la compagnie pendant plus de vingt-cinq ans (1977-2003) et le musicien Marco Jaccoud, compositeur attitré de ses productions. Les M. se font d’abord connaître par de grandes parades festives, comme Hommage au printemps et Hommage à l’hiver (1978-81). La plupart de leurs spectacles comportent une dimension musicale, visuelle et gestuelle, et la présence récurrente de la danse. Après des réalisations comme Danse des morts, au Festival du Bois de la Bâtie (1978), ou Soma (1980) et Le Triptyque (1981), donnés au Parc Trembley, la compagnie quitte la Suisse pour une tournée sur les routes méridionales de la France et de l’Espagne, ainsi qu’en Écosse, suivie d’un voyage d’étude effectué par Décosterd et Jaccoud au Népal et en Inde (1983). De retour à Genève, les M. présentent une série d’adaptations de contes. Depuis 1988, ils créent et tournent leurs spectacles sous un chapiteau spécialement conçu pour leurs productions. Ils y présentent d’abord, au Parc Trembley, l’épopée de Jeanne d’Arc, Jehanne Romée, dont le texte est signé Maurice Schneuwly (1.7.1988). Ce dernier collabore aussi à la conception des spectacles Le Grand Voyage, donné au Parc Trembley (6.7.1989), Lumen (22.6.1990) et Le Sang de la terre, présentés sur la Plaine de Plainpalais (13.9.1991), puis en Hongrie, en Pologne et en Tchécoslovaquie. Par la suite, les M. montent notamment Atahualpa, la fin de l’empire inca d’Osbel Ortega et Julio Cajas Bejar, à Plainpalais (10.7.1993), Sept veillées, sept visions, les réalités du rêve de Maria Sabina, dans le Bois de la Bâtie (1.9.1995) où ils donnent aussi Draupadi d’après le Mahabharata, avec le Mata Prasad Mishra Ensemble de Bénarès (1997). Depuis 1998, la compagnie est installée dans un lieu aménagé en Théâtre et en espace de répétition. Monique Décosterd y présente notamment une série de quatre diptyques composés d’un volet dansé et Le Rêve endormi des faubourgs fabuleux réalisé à partir de trois contes de S. Corinna Bille (2003).

Architecture

  • 1) Chapiteau de forme pyramidale et dodécagonale conçu par Marco Jaccoud, avec Alain Mermoud, architecte, et Serge Amoos, ingénieur. Mesures: hauteur 12 m., diamètre de l’espace scénique 14 m. Jauge: jusqu’à 180 places.
  • 2) Le Théâtre Les M., rue Michel-Simon 9, Genève. Mesures de la scène: ouverture 6 m., profondeur 15 m., hauteur sous plafond 3 m. 60. Jauge: jusqu’à 80 places.


Auteur: Jorge Gajardo Muñoz



Source:

Muñoz, Jorge Gajardo: Les Montreurs d'images, Genève GE, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1268.