Jean-Luc Bideau

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*  1.10.1940 Genève. ∞ 1968 Marcella Salivarova, metteur en scène.

Il entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris (1959-63) dans la classe de Georges Chamarat et obtient le 2e prix de comédie classique. Durant ses études, il est engagé par le Théâtre National Populaire de Jean Vilar pour de petits rôles, notamment en 1962 dans La Résistible Ascension d’Arturo Ui et dans La Vie de Galilée de →Bertolt Brecht. Il joue ensuite pour Peter Brook dans Le Vicaire de →Rolf Hochhuth au Théâtre de l’Athénée (1963), pour Raymond Rouleau dans Lorenzaccio de Musset au Théâtre Sarah-Bernhardt (1964), ou encore pour Roger Planchon qui présente en tournée Les Trois Mousquetaires d’après Dumas (1966). De retour en Suisse en 1968, il rejoint le →Théâtre de Carouge pour jouer Madoupas dans la reprise de Capitaine Karagheuz de →Louis Gaulis, mis en scène par →Philippe Mentha. Il crée en français au →Grand Théâtre le rôle de Bernhard Rothmann dans Les Anabaptistes de →Friedrich Dürrenmatt que met en scène Jorge Lavelli (31.3.1969). Dès le début des années septante, il est l’un des acteurs fétiches du nouveau cinéma suisse. Il interprète pour →Michel Soutter le rôle d’Hector dans James ou pas (1970), celui de Léon dans Les Arpenteurs (1972). Pour Alain Tanner, il débute dans Charles mort ou vif (1969), puis joue Pierre dans La Salamandre (1971) et Max l’ancien militant dans Jonas, qui aura 20 ans en l’an 2000 (1976). Pour Claude Goretta, il joue Maurice Dutoit dans L’Invitation (1973). Sa carrière cinématographique se poursuit en France, entre autres avec Costa-Gavras (État de siège, 1973), Patrick Schulmann (Et la tendresse…bordel!, 1979), Jean-Paul Rappeneau, (Tout feu tout flamme, 1981), Claude Chabrol (Inspecteur Lavardin, 1986), Bertrand Tavernier (La Fille de d’Artagnan, 1994) ou Manuel Poirier (Marion, 1997). Parallèlement, il crée au théâtre le rôle du Capitaine dans Le Creux de →Michel Viala mis en scène par →François Rochaix au Parc Trembley à Genève (8.7.1974), puis à Paris, sous la direction de Claude Régy, le rôle de Lui dans C’est beau de Nathalie Sarraute au Théâtre d’Orsay (octobre 1975) et celui de Lutz dans Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition de Peter Handke (17.1.1978). Avec Rochaix, il est Arturo Ui dans La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Brecht (1976). Pour →André Steiger, il interprète James Joyce dans Travesties de Stoppard au →Centre Dramatique de Lausanne (13.10.1977), puis G. B. Shaw dans Cher menteur de Jérôme Kilty à la →Comédie de Genève, Genève GE (1978). Dès 1980, il joue plusieurs spectacles solos sous la direction de son épouse, dont Stratégie pour deux jambons de Raymond Cousse (1980, repris en 2002), L’Élocution de Benjamin Franklin de Steve Spears (1984), L’Évangile selon Saint-Marc (1986), La Métamorphose d’après Kafka (1994). Grâce à Antoine Vitez, qui lui donne le rôle du comte Almaviva dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (1989), il devient pensionnaire de la Comédie-Française en 1988, puis sociétaire (1991-98). Au Français, il est notamment Argan dans Le Malade imaginaire de Molière réalisé par Gildas Bourdet (1991) et tient en travesti le rôle-titre dans La Comtesse d’Escarbagnas de Molière mise en scène par Jacques Lassalle (1992). Puis il rejoint Alain Françon au Théâtre national de la Colline pour jouer dans Les Huissiers de Michel Vinaver (1998). En 2001, il a le rôle-titre dans Lear d’Edward Bond, que monte Christophe Perton au Théâtre de la Ville. À la télévision, il incarne le Professeur Schultz dans la série télévisée H.

Bibliographie

  • René Zahnd, J.-L. B. entre cour et jardin, Lausanne, 1989.


Auteur: Françoise Dubor



Source:

Dubor, Françoise: Jean-Luc Bideau, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 1, p. 196–197.