André Talmès

Aus Theaterlexikon
Wechseln zu: Navigation, Suche

*  4.3.1906 Genève, †  1.6.1979 en vacances au Portugal.

Enfant, il prend des leçons de diction chez →Ernest Fournier à la →Comédie de Genève. Il joue alors avec la →Société genevoise des amis de l’instruction. Pour le Théâtre Suisse Romand de →Jean Bard en 1928/29, il est Éraste dans Le Dépit amoureux de Molière et Schmid dans Pestalozzi de Théo Wyler mis en scène en création par Jean Bard au →Grand Théâtre (5.12.1928). Tenant des rôles de jeune premier, il passe ensuite plusieurs saisons dans les grandes villes de France et diverses villes d’eau, puis participe à des tournées internationales qui le mènent notamment en Égypte et à l’île Maurice. À Paris, il entre dans la troupe du Théâtre Montparnasse et travaille dans plusieurs spectacles mis en scène par Gaston Baty, dont L’Opéra de quat’sous de →Bertolt Brecht donné pour la première fois en français (14.10.1930), Le Dibbouk d’An-Ski (1930) et il joue Claude dans Terrain vague de Jean-Victor Pellerin (4.2.1931). Dès la Seconde Guerre mondiale, il est de retour à Genève, où il est engagé à la Comédie, sous la direction artistique d’Étienne Hervier (1939/40) puis de →Maurice Jacquelin (1940-45). Ensuite à Paris, il fait partie de la troupe de l’Odéon (1945/46), où il joue notamment Mascarille dans Les Précieuses ridicules de Molière. Il revient à la Comédie (1947-53) et commence à y signer quelques mises en scène. En 1953, il est appelé en Belgique comme metteur en scène au Théâtre du Gymnase de Liège. Il y travaille jusqu’à la fin de 1956, puis revient à Genève, où il prend la direction artistique de la Comédie (1960-74), associé à →Édouard Nerval pour la première saison. Il y amplifie le mouvement initié depuis dix ans par Jacquelin, axant l’essentiel de ses saisons sur les spectacles tournés par les Galas Karsenty-Herbert. Lui-même y monte, à raison de cinq réalisations par saison, principalement des pièces de boulevard ou des montages de textes littéraires présentés par des grands noms de la Comédie-Française. Vers la fin de son mandat, il offre par ailleurs à quelques jeunes metteurs en scène genevois comme →Gérard Carrat ou →Richard Vachoux, qui va lui succéder à la direction, l’occasion d’exercer leurs talents. Après 1974, il joue occasionnellement au →Casino-Théâtre.



Auteur: Joël Aguet



Source:

Aguet, Joël: André Talmès, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 3, p. 1789–1790, voir figure p. 1790.