Dominique Meyer

Aus Theaterlexikon
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*  25.3.1958 Bienne BE, † 7.4.1993 Lausanne VD.

Dès 1981, M. suit les cours de l’→ATT, dirigé par →Jacques Gardel. En 1986, avec →Liliane Hodel et Philippe Jeanloz, il fonde le Théâtre a. Des seize spectacles produits par cette compagnie lausannoise jusqu’en 1993, il en dirige dix, à commencer par True West et Red Cross de Sam Shepard à la Dolce Vita (1986), qui l’imposent comme chef du groupe. Il présente ensuite Woyzeck de Büchner à l’→Octo­gone (1988) puis, à l’→Arsenic, La Conquête de la Toison d’or d’après Apollonios de Rhodes (1989) et Les Arènes de Thèbes ou Œdipe sacrifié d’après Sophocle (1991). Il réalise La Mort de la Pythie (Pïtïyenïn ölümü) de →Friedrich Dürrenmatt en 1992 avec la troupe du Drame Turc au Théâtre des nationalités de Skopje en Macédoine. Présenté sous l’arche Est du Pont Bessières durant le →Festival de la Cité (1988), Le Drame des constructeurs d’Henri Michaux illustre son intérêt pour un théâtre aux limites du rêve. Parallèlement, il poursuit avec certains comédiens un travail plus intimiste qui débouche sur les monologues Ismène de Yannis Ritsos, L’Amour est un chien de l’enfer de Bukowsky au Moulin à Danses à Lausanne (1990) et Souvenirs assassins de Serge Valletti sur l’esplanade de la Cathédrale de Lausanne (1991). Il monte le récit d’Henry Miller Le Sourire au pied de l’échelle dans la cour des anciens Magasins de la ville de Lausanne, dans le cadre du Festival de la Cité (1991). Son projet de transformer ce vaste complexe en Magasins de la culture favorise la fondation et l’ouverture du →Théâtre 2.21. En qualité de comédien, il a notamment joué le Bossu dans Bourg-Saint-Maurice de →Fernand Chavannes dirigé par Joël Aguet au →Stadttheater de Schaff­house et à l’Aula des Bergières à Lausanne (1987) et Jean Genet dans L’Atelier d’Alberto Giacometti de Genet, dirigé par Liliane Hodel à la →Grange de Dorigny (1988). Il a aussi interprété pour →Denis Maillefer Benvolio dans Roméo et Juliette de Shakespeare au →Théâtre de Beausobre (1989), Jacques dans Jacques le fataliste d’après Diderot au Festival de la Cité (1991) et Billy dans Streamers de David Rabe à l’Arsenic (1991). Il disparait dans un accident de la route.

Bibliographie

  • Yves Kropf et al., D. M. - Portrait de l’artiste en funambule, Lausanne, Climage / Théâtre a, 1993.


Auteur: Georges Brasey



Source:

Brasey, Georges: Dominique Meyer, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 1239.

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